New facility has improv researchers jazzed up

Une image de plusieurs têtes humaines multicolores superposées.

Une nouvelle installation électrise les chercheurs en improvisation

Le nouveau ImprovLab de la University of Guelph élargira l’exploration des effets sociaux des formes d’improvisation artistiques.
12 octobre 2017

Ajay Heble se souvient du jour où il a vu plus d’une demi-douzaine de musiciens de jazz venant de six pays se rassembler et improviser, malgré l’absence de langue commune. « Ils se sont simplement mis à jouer, et ce qu’ils ont créé était extraordinaire, relate-t-il. De quoi en tirer une leçon! »

Aujourd’hui, il applique cette leçon dans son rôle de directeur de l’International Institute for Critical Studies in Improvisation, basé à la University of Guelph. Depuis quinze ans, son équipe et lui tentent d’expliquer comment les principes de l’improvisation favorisent la collaboration, l’adaptation, la confiance et la prise de risques dans un contexte de mondialisation croissante. Leur travail a établi un tout nouveau domaine de recherche.

En plus des musiciens, l’équipe de l’institut se compose entre autres d’un chirurgien, d’avocats, d’historiens, de sociologues, de philosophes, de même que de 40 partenaires communautaires partout dans le monde. « Il s’agit vraiment d’un projet collaboratif », précise le directeur.

Au fil des ans, l’équipe a mené des recherches, tenu des ateliers et des conférences, publié une revue avec comité de lecture et organisé des spectacles. Cependant, en l’absence d’un espace réservé à ses activités, il lui est difficile d’organiser des évènements.

Voilà qui devrait changer. Grâce au financement de la FCI, on bâtit actuellement l’ImprovLab, une installation de calibre mondial conçue par la firme d’architecture primée Diamond Schmitt Architects.

Une fois construit, l’ImprovLab comportera un espace de spectacle et de recherche de 300 sièges, du matériel audiovisuel de pointe pour enregistrer les ateliers et les recherches ainsi que des technologies télématiques permettant à des personnes de partout dans le monde de participer en direct aux spectacles.

Avec les nouvelles possibilités offertes par l’ImprovLab, les chercheurs étudieront étroitement « les moments et les interactions qui s’additionnent pour créer un effet », explique M. Heble. Jusqu’à présent, son groupe de recherche s’appuyait sur des enregistrements vidéo pour faire ce type d’observation. Toutefois, en ayant la capacité de se concentrer sur une personne en particulier, de façon constante sur une longue période, les chercheurs pourront suivre les moindres changements d’expression, de posture et de pratiques musicales.

« Ce genre de données nous aidera à comprendre la subtilité des interactions et à affiner notre programmation pour mieux atteindre les objectifs de notre équipe et de nos collaborateurs. Ce projet soulève beaucoup d’enthousiasme. Il aidera vraiment à faire progresser notre recherche », ajoute M. Heble