Research builds my Canadian community

Une jeune femme se tient devant un bâtiment, un cartable rouge vif dans les mains.

La recherche au service des Canadiens

Un partenariat de recherche dirigé par l’Université Western explore des manières d’aider les familles immigrantes à s’adapter à leur nouvelle vie
26 septembre 2016

Jacqueline Mboko avait 13 ans quand elle et sa famille ont quitté la République démocratique du Congo pour le Canada. Connaissant bien les défis de l’immigration, elle est maintenant interprète au Cross Cultural Learner Centre de London auprès de nouveaux arrivants de langue française ou swahilie. L’Université Western, située tout près, dirige le partenariat de recherche Voies vers la prospérité, qui explore des manières d’aider les familles immigrantes comme celle de Mme Mboko à s’adapter à leur nouvelle vie.


Une femme donne une présentation en servant d’une projection

Professeure au département de psychologie de l’Université Western, Victoria Esses est également directrice du Centre for Research on Migration and Ethnic Relations de l’Université. Le Centre, qui s’intéresse aux enjeux de la migration et de la diversité, cherche des moyens de faciliter l’installation et l’intégration des nouveaux arrivants qui profiteraient aussi à la société d’accueil. Le projet Voies vers la prospérité, regroupant des universités, des organismes et des entités gouvernementales, y est rattaché. Ce partenariat vise à former des communautés accueillantes qui encouragent la participation économique, sociale et civique des immigrants et des minorités au Canada.

Photo : Sonali Advani, Université Western


Un homme utilise du matériel d’éclairage et une caméra pour filmer une pièce avec deux fauteuils orange

C’est une subvention de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) qui a permis au Centre for Research on Migration and Ethnic Relations de mettre sur pied le Migration, Gender and International Development Research Laboratory à l’Université Western. En collaboration avec Voies vers la prospérité, ce laboratoire travaille sur la réalisation d’une série de vidéos mettant en vedette des nouveaux arrivants qui racontent leur histoire d’immigration au Canada et expliquent pourquoi ils ont quitté leur pays. Véritable mine d’information pour les chercheurs, ces vidéos sont également des sources historiques primaires portant sur des hommes et des femmes qui contribuent à l’ouverture et à la diversité de la société canadienne.

Photo : Sonali Advani, Université Western


Un adolescent et son père lisent un livre assis à une table de piquenique

Bassam Abo Qweder (à droite), son fils Ahmed, âgé de 16 ans, et leur famille ont quitté la ville syrienne de Deraa en février 2016 pour venir s’établir à London. Autre langue, autre culture; c’est un laborieux processus d’intégration qui commence pour cette famille, dont la décision d’émigrer témoigne de la gravité de la situation en Syrie. En cinq ans, la guerre civile et l’intervention des forces étrangères ont fait plus de 400 000 morts, alors que des millions d’autres personnes ont perdu leur toit, leur source de revenus et leurs perspectives d’avenir.


Un jeune homme et ses parents se tiennent près d’un sentier menant à une forêt

Les conditions atroces qui ont poussé Bassam Abo Qweder, son épouse Basma Mohamed et son fils Ahmed – ainsi que deux autres fils – à quitter leur patrie ne touchent pas que la population syrienne. La violence, la pauvreté et la répression sont à vrai dire le lot quotidien de millions de personnes dans maintes régions du monde, et engendrent des mouvements migratoires sans précédent.


Une jeune femme est assise sur un banc devant un paysage de bâtiments et d’arbres

Jacqueline Mboko et plusieurs autres approuveraient : les plus chanceux sont ceux qui peuvent se bâtir une nouvelle vie au Canada. La transition est rarement facile, mais les perspectives encourageantes, sans compter le dévouement de chercheurs qui veulent faciliter le processus d’intégration, contribuent à créer une nouvelle communauté, plus avenante et conciliante.