L’inclusion, un aspect clé de l’innovation canadienne

L’assemblée publique annuelle de la FCI a mis en lumière la manière dont la traditionnelle disposition du Canada à l’innovation nous permettra de traverser les périodes difficiles
30 novembre 2020

OTTAWA (ONTARIO) ‒ D’après les conférenciers principaux invités à l’assemblée publique annuelle 2020 de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) qui a eu lieu le 26 novembre dernier, l’inclusion est un aspect essentiel de l’innovation.

Le très honorable David Johnston, 28e gouverneur général du Canada et président du conseil d’administration de la Fondation Rideau Hall, et Catherine Girard, professeure de microbiologie à l’Université du Québec à Chicoutimi, ont pris part à une discussion virtuelle, animée par Roseann O’Reilly Runte, présidente-directrice générale de la FCI, portant sur la traditionnelle disposition du Canada à l’innovation.

M. Johnston a souligné la différence entre la diversité et l’inclusion. Il est d’avis qu’il faut passer de l’inventaire statique des différences entre les personnes qu’est la diversité, à l’inclusion qui favorise la participation de personnes différentes présentant des antécédents et des perspectives variés. « L’idée, dit-il, est d’amener les gens à s’inspirer de leurs propres traditions pour parvenir à une synthèse des cultures. »

Mme Girard a expliqué la manière dont l’inclusion peut faire progresser la science. Selon elle, l’inclusion doit comprendre la reconnaissance et la prise en compte du fait qu’il existe de multiples façons de déterminer et de mesurer le succès. À titre d’exemple, au début de la pandémie, lorsque ses activités de recherche ont été suspendues, la professeure et son équipe ont travaillé avec leurs partenaires inuits et des Premières Nations afin de savoir si les oies des neiges pouvaient transporter la maladie à coronavirus en migrant vers le nord à partir d’un foyer d’éclosion particulièrement virulent comme celui de l’État de New York. En quelques semaines, la professeure et ses partenaires de recherche ont réussi à tester en toute sécurité des centaines d’oiseaux et à confirmer rapidement qu’ils n’étaient pas porteurs de la COVID-19. Ce projet s’est révélé être une grande réussite pour les communautés inuites et des Premières nations; il illustre parfaitement la manière dont la mise en commun de différentes perspectives peut déboucher sur des solutions innovantes.

À l’occasion de son assemblée publique annuelle, la FCI a également présenté un aperçu de son rapport financier pour l’exercice 2019-2020. Madame Runte et Ingrid Pickering, présidente du conseil d’administration de la FCI, ont aussi pris la parole. Elles ont abordé les diverses activités mises en œuvre par la FCI en réponse à la pandémie, notamment le lancement de deux concours du Fonds des occasions exceptionnelles, pour soutenir la recherche sur la COVID-19 menée dans les universités, les collèges et les hôpitaux de recherche canadiens.

Visionnez un extrait de l'assemblée publique annuelle.

Consultez la version intégrale de notre rapport annuel.

Mme Runte a également souligné la nécessité de disposer d’une infrastructure de recherche innovante. Elle a confié que, lorsque la population a commencé à ressentir les répercussions de la pandémie mondiale, elle a été réconfortée par le fait que les laboratoires canadiens, grâce aux investissements passés dans l’infrastructure, étaient bien placés pour relever les défis auxquels la société était confrontée.