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Investir produit des résultats : bâtir un Canada plus fort grâce aux installations de recherche nationales

Un rapport met en lumière les retombées concrètes des initiatives scientifiques majeures du pays.

Les installations de recherche nationales du Canada appuient des milliers de chercheurs et chercheuses, de stagiaires postdoctoraux et de partenaires du gouvernement et du secteur privé, selon un nouveau rapport publié par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI).

Ce rapport intitulé Investir produit des résultats présente un résumé des retombées et des réalisations de 16 installations de recherche nationales financées au titre du Fonds des initiatives scientifiques majeures de la FCI, de 2017 à 2023.   

Un réseau pancanadien au service de la recherche de calibre mondial

Partout au pays, la FCI finance des installations de recherche dont les travaux visent à trouver des solutions à certains des plus grands enjeux auxquels fait face notre société, et ce, en réunissant des chercheurs et chercheuses du Canada et du monde entier. À mesure que la science se complexifie, ces grandes installations se révèlent essentielles afin que le Canada demeure à l’avant-garde de la recherche et concurrentiel dans des secteurs économiques clés, tels que la défense, la santé et l’agriculture. 

Au cours des six années sur lesquelles porte ce rapport, la FCI a versé 535 millions de dollars par l’entremise du Fonds des initiatives scientifiques majeures (FISM)  afin de financer les besoins en matière d’exploitation et de maintenance des installations de recherche nationales. Cet investissement s’est accompagné de fonds de contrepartie de 645 millions de dollars de la part de partenaires, ce qui représente un investissement total de 1,2 milliard de dollars. En outre, depuis 1997, la FCI a investi près de 800 millions de dollars pour les dépenses de capital afin de renforcer l’infrastructure même de ces installations. 

Voici certaines des retombées générées par ces installations de 2017 à 2023 :  

  • Plus de 1 000 personnes hautement qualifiées employées par année;
  • Une hausse de 64 pour cent du nombre total de chercheurs et chercheuses des secteurs public et privé utilisant les installations, passant de 36 979 à 60 616;
  • Près de 22 500 personnes hautement qualifiées formées en moyenne chaque année;
  • 260 brevets déposés chaque année en moyenne, selon les chiffres présentés par neuf installations;
  • 47 entreprises dérivées créées en moyenne par année, selon les chiffres présentés par cinq installations;
  • Des collaborations internationales avec l’Europe, le Japon, l’Australie, le Brésil et les États-Unis. 

Lire le rapport

Croissance économique 

Par ailleurs, les installations soutiennent la croissance économique en collaborant avec le secteur industriel. À titre d’exemple, l’Installation nationale André E. Lalonde en spectrométrie de masse par accélérateur (AEL-SMA), en Ontario, a collaboré avec une entreprise finlandaise dans le but d’améliorer les tests relatifs aux biocarburants. Ces essais permettent aux entreprises de démontrer que leurs produits sont issus de sources renouvelables et non de combustibles fossiles.

Souveraineté de l’Arctique

Certaines installations ont contribué à renforcer la sécurité et la souveraineté du Canada : le NGCC Amundsen est un brise-glace de recherche qui navigue chaque été dans l’océan Arctique; Réseaux océaniques Canada créent des modèles et surveillent les risques liés aux tremblements de terre et aux tsunamis afin d’assurer la sécurité des collectivités côtières du Canada; et SuperDARN, une installation située en Saskatchewan, a collaboré avec le ministère de la Défense nationale afin d’évaluer et de dépanner un radar transhorizon destiné à servir de système d’alerte lointaine dans l’Arctique.

Pour en savoir plus, consultez l’article : Protéger la souveraineté du Canada dans l’Arctique grâce à la technologie des radars d’alerte lointaine

Préparation à lutter contre les maladies infectieuses

D’autres installations ont contribué à améliorer la santé humaine et animale grâce à des initiatives de recherche portant sur la COVID-19, le séquençage du génome et la création de vaccins ainsi qu’à des programmes de formation uniques et spécialisés. En effet, vingt mille doses d’un vaccin mis au point et produit par l’Organisme de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO) ont été utilisées afin de protéger le bétail lors des épisodes de diarrhée épidémique porcine qui ont sévi au Manitoba en 2017 et en 2018. De plus, le Bureau central des Opérations et des statistiques du Groupe canadien des essais sur le cancer a offert une formation unique en son genre au Canada, permettant à une nouvelle génération de chercheurs et chercheuses biomédicaux d’acquérir une expérience pratique des essais cliniques.

Suite au plus récent concours du FISM de la FCI, le nombre total d'installations qui reçoivent du financement s'élève à 19.