How healing happens

Un dessin conceptuel de la structure musculaire d’une épaule humaine, la douleur est représentée par un point lumineux. Des icônes médicales en arrière-plan.

Le processus de guérison

En comprenant de quelle manière les tissus musculaires se régénèrent, Adam Johnston de la University of Prince Edward Island espère trouver des moyens de lutter contre le vieillissement et d’améliorer la performance des athlètes
28 février 2017

L’autoguérison peut avoir l’air d’un super pouvoir, mais les muscles du squelette ont effectivement la capacité de se guérir spontanément et de se régénérer. Ce miracle demeure toutefois un mystère qu’Adam Johnston compte bien réussir à élucider. En comprenant comment les tissus arrivent à se reconstituer à la suite d’une blessure et le rôle de l’exercice dans la fabrication de nouvelles protéines, nous pouvons « améliorer la santé humaine grâce à des stratégies préventives et à des pratiques médicales régénératrices », affirme le professeur adjoint du Département des sciences humaines appliquées de la University of Prince Edward Island.

« En vieillissant, le corps perd de sa capacité à s’autoguérir, ce qui entraine éventuellement la maladie, puis la mort, explique M. Johnston. Si nous arrivons à mieux comprendre comment les cellules souches conservent les tissus, nous pourrons possiblement élaborer des stratégies pour atténuer les effets de la maladie ou améliorer la réparation des tissus suivant une blessure. »

Le programme de recherche de M. Johnston se consacre à l’étude de cellules animales et humaines dans le but de découvrir quels sont les gènes et les molécules qui permettent au muscle squelettique de s’adapter et de se régénérer. En visualisant l’activité des cellules souches des muscles, puis en examinant comment l’exercice et une saine nutrition influent sur la fonction de ces dernières, M. Johnston souhaite trouver des moyens de préserver le tissu musculaire afin de lutter contre la maladie et le vieillissement, en plus d’améliorer la performance des athlètes.

Le chercheur compte également s’appuyer sur ses travaux de recherche précédents selon lesquels le système nerveux joue un rôle important dans la réparation de multiples tissus présents dans tout le corps. « Nous essayons de comprendre les mécanismes responsables de cette fonction et l’incidence d’un dysfonctionnement du système nerveux sur l’apparition de maladies chroniques et musculaires. »

Grâce à une nouvelle enveloppe de la FCI, M. Johnston pourra approfondir son travail en tirant profit d’une capacité de recherche accrue. En effet, son laboratoire pourra acquérir un système d’imagerie de pointe, une chambre de culture cellulaire et des outils pour mesurer la performance des muscles en mettant sur pied une installation de recherche sur la santé du muscle squelettique et les cellules souches à l’université.