Groundbreakers: a podcast series

Un assortiment de photos présente trois femmes à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Une série de balados sur des pionnières

Dans le laboratoire, la bibliothèque et les fonds marins : trois femmes qui ont brisé des barrières en recherche
5 mars 2015

La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) souligne la Journée internationale de la femme le 8 mars 2014 en remontant le temps, plus précisément jusqu’en 1997, année de se sa création. Dans une série de balados, des chercheuses ayant reçu du financement de la FCI racontent les défis qui se sont posés et les transformations qui se sont opérées au cours des 15 dernières années en plus d’offrir des conseils judicieux aux jeunes femmes intéressées par une carrière en recherche.

LESLIE WEIR

Madame Leslie Weir, première femme à occuper le poste de bibliothécaire à l’Université d’Ottawa, a dirigé une équipe qui a reçu une somme de 20 millions de dollars de la FCI pour aider 64 bibliothèques universitaires canadiennes à passer de l’imprimé au numérique. Avant le Projet canadien de licences de site nationales, les chercheurs – ou leurs étudiants des cycles supérieurs, comme le précise à mots couverts Leslie Weir – devaient parcourir les rayonnages des bibliothèques à la recherche d’articles de revues imprimées. Depuis le lancement du projet au début des années 2000, les chercheurs peuvent consulter un nombre sans précédent de publications numériques. Cette explosion de la demande de données a radicalement changé la manière de mener des travaux de recherche au pays; le Canada est devenu un modèle. Leslie Weir nous explique comment elle est devenue la bibliothécaire novatrice à la tête de ce projet, une histoire qui a commencé le jour même d’une grande tragédie mondiale.

(Ce balado est disponible en anglais seulement)

JULIE CARRIER

Madame Julie Carrier de l’Université de Montréal a consacré sa carrière universitaire au monde fascinant du sommeil. Grâce à l’équipement financé par la FCI, elle observe les habitudes et les troubles du sommeil chez ses sujets. Quand elle a entrepris ses études il y a plus de 20 ans, on savait peu de choses sur le sommeil des femmes. Aujourd’hui, le vieillissement de la population et les effets de la ménopause sur le sommeil rendent les travaux de Julie Carrier plus pertinents que jamais. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, la chercheuse s’est engagée à concentrer davantage ses recherches sur le sommeil des femmes. Elle nous révèle pourquoi, à l’époque où elle a entrepris ses travaux, les femmes n’étaient pas considérées comme de bonnes candidates à ce type d’études.

(Ce balado est disponible en français seulement)

VERENA TUNNICLIFFE

Madame Verena Tunnicliffe de la University of Victoria se rappelle l’hostilité ouverte à son endroit les premières fois qu’elle est montée à bord des navires de recherche pour mener des études océanographiques. À une occasion, le cuisinier a même refusé de naviguer : c’est moi ou elle! D’après vous, qui a dû subir le supplice de la planche? Mme Tunnicliffe ne s’est pas laissé intimider par la culture de la marine à domination masculine et a continué à étudier les questions fondamentales pertinentes aux écosystèmes des grands fonds marins au large de la côte Ouest. Elle a été l’une des principales chercheuses à utiliser le financement de la FCI pour créer VENUS, un système de câbles interconnectés sous-marins transmettant des données en temps réel, du plancher océanique vers des ordinateurs à terre. Cet accès à la demande a ouvert le domaine à de nombreuses chercheuses qui, autrement, auraient dû choisir entre carrière scientifique et vie de famille. Elle nous emmène dans les plus sombres abysses de l’océan où certaines des expériences les plus terrifiantes ont été réalisées. Son récit commence dans les années 1980 quand, à titre de seule femme à bord d’un navire de recherche sur l’océan Pacifique, elle a vécu quelques moments difficiles.

(Ce balado est disponible en anglais seulement)

Publiée à l’origine le 5 mars 2014