A chemical revolution

Une révolution chimique

Des chercheurs de la University of Calgary rendent possible le stockage d’énergie plus propre et économique
6 novembre 2013

Au moyen d’un équipement de pointe financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), une entreprise dérivée de Calgary s’apprête à connaître une phase de croissance dans le secteur de l’énergie renouvelable, estimé à plusieurs milliards de dollars.

Selon un rapport publié par Bloomberg en 2011, les investissements mondiaux dans le marché de l’énergie renouvelable devraient atteindre 395 milliards de dollars en 2020. Pour les fabricants, cela représente une occasion remarquable de mettre au point des solutions efficaces de stockage d’énergie solaire et éolienne. La difficulté réside toutefois dans la capacité à emmagasiner cette énergie pendant une longue période en vue de l’utiliser les jours sans vent ni soleil.

La pile à hydrogène, où un électrolyseur qui sépare l’eau en hydrogène et en oxygène est alimenté en électricité par l’énergie solaire ou éolienne, pourrait cependant résoudre cette question. En effet, l’hydrogène est ainsi emmagasiné et utilisé de manière écologique dans une pile à combustible pour produire de l’énergie par temps calme ou nuageux. Le défi est d’extraire l’hydrogène de l’eau à moindre coût et de façon durable. À l’heure actuelle, les électrolyseurs qui décomposent l’eau sont dotés de catalyseurs faits de métaux onéreux ou rares comme le platine et l’iridium.

Simon Trudel et Curtis P. Berlinguette ont mis au point un catalyseur à la University of Calgary composé d’une forme d’oxyde de fer ‒ ou de rouille ‒ 1000 fois moins cher et tout aussi efficace que les catalyseurs existants. Ce nouvel élément requiert moins d’énergie pour décomposer l’eau, ce qui rend le processus davantage abordable et éconergétique.

En 2011, les deux chercheurs ont fondé FireWater Fuel Corp. pour perfectionner et mettre en marché leur catalyseur en vue d’une utilisation commerciale. L’équipe de recherche de l’entreprise a recours à quelques-uns des appareils de fabrication, électrochimiques et spectroscopiques parmi les plus sophistiqués au monde, financés par la FCI et hébergés dans le laboratoire de la University of Calgary, pour améliorer le modèle de catalyseur de deuxième génération et concevoir un prototype.