Better infrastructure, better results

Une meilleure infrastructure mène à de meilleurs résultats

28 septembre 2010
Des étudiants dissèquent des poissons au
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Des étudiants dissèquent des poissons au Canadian Rivers Institute de l'Université du Nouveau-Brunswick.
Karen Gormley

En 2001, lorsque le Canadian Rivers Institute (CRI) a ouvert ses portes sur le campus de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB), ses chercheurs savaient où beaucoup de ses étudiants devraient aller pour mener des expériences et analyser leurs résultats : ailleurs!

En théorie, le CRI était un établissement du 21e siècle ayant pour mission de mesurer l’impact des polluants sur la faune et la flore marines et d’explorer des moyens d’en limiter les effets. Toutefois, aucune de ces technologies n’étaient de pointe. « Nous faisions les choses de façon vraiment provisoire », se rappelle Kelly Munkittrick, directeur associé du CRI depuis sa création.

À titre d’exemple, afin d’analyser le déplacement des polluants dans un réseau fluvial, les scientifiques installaient des aquariums dans les classes pendant les vacances d’été. Comme ils devaient changer l’eau tous les jours après le prélèvement d’échantillons, il était impossible de simuler véritablement l’écoulement continu des polluants dans un réseau fluvial. En outre, quand on obtenait des résultats, le CRI n’était généralement pas équipé pour les analyser et devait envoyer les échantillons dans d’autres laboratoires.

Voyons maintenant ce qui se passe en 2010.

Aujourd’hui, 88 % de la technologie du CRI est de pointe. Preuve à l’appui, son laboratoire de réputation internationale SINLAB utilise des isotopes stables pour mesurer la progression des polluants dans la faune et la flore d’un écosystème fluvial. Ce bond technologique a donné lieu à des revirements majeurs en matière d’attraction de chercheurs et d’analyse des résultats. Aujourd’hui, l’UNB attire les chercheurs plutôt que de les perdre.

Soulignons à titre d’exemple les collaborations continues avec des chercheurs et des étudiants du Chili, du Brésil et de l’Uruguay. Dans ces pays, on construit des usines de pâte à papier qui produisent jusqu’à six fois la quantité de pâte produite dans l’usine canadienne moyenne. Et, bien que ces usines soient dotées des plus récentes technologies d’épuration de l’eau, les chercheurs universitaires sud-américains n’ont ni l’expertise ni l’équipement pour vérifier si leurs systèmes préviennent effectivement la pollution.

Le CRI a permis à ces chercheurs de constater que les technologies modernes utilisées par leurs usines n’éliminent pas toujours la toxicité des émissions. Ceci implique que l’effluent actuel peut encore contribuer à un problème important lié à la pollution par les usines de pâte à papier – soit la féminisation des poissons mâles.

« C’est un résultat que l’on n’aurait jamais pu obtenir avec un aquarium improvisé dont la vie utile se limitait à un été », indique Munkittrick. Or, grâce à ses nouvelles technologiques de pointe, le CRI est aujourd’hui en mesure d’y arriver.