A day in the life of a lab

Une journée dans la vie d’un laboratoire

L’ambition de la professeure Milica Radisic : trouver de son vivant un remède aux maladies du cœur
5 août 2014

L’ambition de la professeure Milica Radisic est simple : trouver de son vivant de nouveaux traitements aux maladies du cœur.

L’enjeu est de taille : neuf Canadiens sur dix présentent au moins un des facteurs de risque associés à la cardiopathie et aux accidents vasculaires cérébraux. Les coûts directs de ces pathologies sur notre système de santé sont évalués à 21 milliards de dollars par année. Exerçant des fonctions à l’Institute of Biomaterials and Biomedical Engineering ainsi qu’au Department of Chemical Engineering and Applied Chemistry de la University of Toronto, Mme Radisic dirige le Laboratory for Functional Tissue Engineering.

De concert avec son personnel et ses étudiants, elle travaille à la fabrication de biomatériaux en vue de guérir les tissus cardiaques ainsi que d’un tissu cardiaque fonctionnel vivant sur lequel tester des médicaments.

Six choses que vous ignorez sur la recherche en laboratoire :

  1. Dans chaque laboratoire, une petite armée de travailleurs est à l’œuvre, même si celui-ci semble représenté par un seul chercheur. Les étudiants constituent le gros de l’effectif. Ils sont habituellement accompagnés de quelques chercheurs postdoctoraux et membres du personnel permanent.
  2. Diriger un laboratoire, c’est comme diriger une petite entreprise. Mme Radisic rencontre les éventuels investisseurs et collaborateurs de l’industrie, suit les résultats tout au long du processus de publication, conseille les étudiants, traite des questions liées aux ressources humaines et recrute les nouveaux membres du laboratoire.
  3. La recherche en laboratoire est une forme d’enseignement. Les étudiants du laboratoire de la professeure ont l’occasion d’en savoir davantage sur des méthodes scientifiques de pointe tout en apprenant à devenir de véritables chercheurs. La science tente de trouver des solutions à des problèmes qui nécessiteront les efforts de nombreuses générations. La formation est donc un aspect essentiel de la recherche.
  4. Il ne s’agit pas uniquement de faire des percées. Mme Radisic affiche une ambition plus grande – trouver de son vivant un remède à la cardiopathie – cependant, les avancées de son groupe se font à petits pas. Chacun des projets des membres du laboratoire constitue un morceau du casse-tête.
  5. Cela n’arrête jamais. Les cellules cardiaques ne prennent pas de vacances comme les humains. Le groupe doit prendre des dispositions pour s’assurer que, durant une absence, une personne prend la relève.
  6. C’est amusant. Tous les soirs, le groupe de la chercheuse se réunit après le travail pour discuter de science.

Cet article et les photos ont été publiés à l’origine dans le numéro d’été 2014 d’Edge, un magazine sur la recherche et l’innovation à la University of Toronto.

Préparation d’un échafaudage pour l’ingénierie tissulaire
cardiaque. Dans ce domaine, les échafaudages servent de
soutien aux cellules, leur permettant d’y adhérer et
de croître.

Par : Geoff George

Miles Montgomery, étudiant au doctorat, examine
l’intégrité de l’échafaudage sous un microscope.

Par : Geoff George

Préparation d’un réactif pour l’examen des protéines.

Par : Geoff George

Carol Lashinger, associée de recherche, analyse
l’expression protéique au moyen d’une technique
appelée le « transfert Western », qui
aide à détecter les protéines dans un échantillon
de tissu.

Par : Geoff George

Milica Radisic.

Par : Geoff George

Échantillons pour l’analyse des gènes.

Par : Geoff George

Séance de remue-méninges pour un projet en cours. De
gauche à droite : Miles Montgomery, étudiant au
doctorat, Milica Radisic, Boyang Zhang, étudiant
au doctorat et Yimu Zhao, étudiante au doctorat.

Par : Geoff George

Milica Radisic en entrevue. Elle joue un rôle actif dans la
promotion de la science et aide le public à comprendre ses
travaux de recherche.

Par : Geoff George

Yun Xiao, étudiante au doctorat, prépare des
échantillons pour l’analyse protéique.

Par : Geoff George

Yimu Zhao, étudiante au doctorat, récupère des cellules
cardiaques conservées à l’état congelé dans de l’azote liquide.

Par : Geoff George