An alternate treatment for depression

Un traitement de rechange contre la dépression

Des ingénieurs de la University of Waterloo collaborent avec une entreprise locale pour améliorer le traitement de problèmes de santé, comme la dépression et la douleur
9 septembre 2014

NeuHorizon Medical, une entreprise de Waterloo, en Ontario, spécialisée dans la mise au point de traitements contre les affections neurologiques, collabore avec des experts du Centre for Intelligent Antenna and Radio Systems (CIARS) de la University of Waterloo afin d’améliorer un traitement contre divers problèmes de santé allant de la dépression à la toxicomanie, en passant par l’épilepsie et la douleur.

L’an dernier, environ 2,2 millions de Canadiens de plus de 12 ans ont reçu un diagnostic de troubles de l’humeur comme la dépression, la psychose bipolaire, l’anxiété ou la manie, et bon nombre d’entre eux connaîtront des épisodes récurrents toute leur vie durant. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS), qui transmet de faibles signaux à de petites régions ciblées du cerveau à partir de champs électromagnétiques pulsés, est utilisée dans un grand nombre d’hôpitaux de recherche au monde. Cette technique s’est traduite par des résultats positifs dans le traitement et la diminution de la récurrence de certaines de ces maladies. De plus, comme la rTMS est non effractive et ne présente aucun effet secondaire à long terme, elle sert souvent à remplacer la médication.

Safieddin Safavi-Naeini est chercheur au CIARS – une installation vouée à l’étude d’un éventail de domaines qui collabore avec des partenaires de l’industrie sur une multitude de projets allant de nouveaux traitements de problèmes de santé à la prochaine génération de technologies sans fil. Dotée d’une expertise en recherche sur les communications électromagnétiques, son équipe a pu aider NeuHorizon à améliorer son système de rTMS. Ce nouveau système, appelé iTMS (stimulation magnétique transcrânienne intégrée), s’accompagne d’une impulsion électromagnétique amplifiée, ce qui fait passer à deux semaines la durée du traitement qui s’étend habituellement sur six à neuf semaines. Il comprend aussi un dispositif de repérage intégré précis qui permet de mieux cibler les parties du cerveau nécessitant le traitement, ce qui rend l’ensemble de la procédure plus confortable pour le patient.                                          

NeuHorizon prévoit mettre à l’essai son prototype au cours des quatre à six prochains mois en espérant être prêt à commercialiser l’appareil d’ici un an.