Something they didn't see coming: failing-eyesight

Un phénomène qu'on n'a pas vu venir : la vue qui baisse

1 juillet 2002

Alors que la génération issue du baby-boom en arrive lentement mais sûrement à l'âge moyen, plusieurs de ses membres éprouvent des sensations peu familières et troublantes. Quand ils se lèvent le matin et pensent au passage des années, ils contemplent la réalité qui les attend. En plus de constater avec dépit que leur peau se relâche, que la calvitie les guette, que leurs paupières pendouillent et que leurs articulations les font mourir, plusieurs d'entre eux éprouvent un phénomène qu'ils n'ont littéralement pas vu venir : leur vue baisse. Les baby-boomers ont peur de ne plus voir clair.

Lors d'un récent sondage sur la santé et le mode de vie, la majorité des répondants ont indiqué qu'ils craignaient plus la déficience visuelle que toute autre déficience physique en raison de l'effet qu'elle aurait, craignaient-ils, sur leur qualité de vie. Pour un nombre croissant de Canadiens, c'est là une question qui les affecte directement. La perte de la vision est fortement associée au vieillissement-petit détail dont les baby-boomers sont très conscients alors qu'ils arrivent à l'âge où on est davantage sujet à ce type de problème.

Au cours des années à venir, on prévoit que les changements démographiques produiront un accroissement sans précédent des besoins en matière de soins oculaires de haut niveau ainsi que de meilleures technologies pour l'évaluation efficace de l'état des yeux ainsi que le diagnostic précoce et le traitement efficace des troubles de la vision liés au vieillissement. Tout ce phénomène a retenu l'attention de l'École d'optométrie de l'Université de Waterloo. De concert avec des partenaires industriels, cette université est en train de développer et de transformer ses programmes de recherche sur la vision en prévision des grands problèmes cliniques auxquels le secteur des soins oculaires devra faire face au cours de la prochaine décennie.

Dans le cadre de sa planification à long terme, l'École d'optométrie utilise les infrastructures financées par la FCI pour appuyer des recherches sur la vision effectuées dans son Institut des sciences et de la technologie de la vision, élément d'un programme dirigé par le Dr Jacob Sivak, professeur de cette école. En plus de faire l'acquisition d'une large gamme d'équipements ultra modernes dont des lasers, des microscopes, des dispositifs permettant de concentrer la lumière et des spectrophotomètres, les chercheurs de cette école pourront se pencher sur six grands thèmes au cours de la prochaine décennie. Ceux-ci comprennent le développement oculaire et la correction réfractive, la recherche oculaire biomédicale, la vision et les normes ophtalmiques, les verres de contact, la réadaptation des personnes dont la vue baisse, et la formation et l'entraînement pratique des optométristes.

Les recherches sur les maladies oculaires porteront principalement sur les trois principales causes de cécité et de baisse de la vue en Amérique du Nord : le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l'âge et les maladies oculaires associées au diabète.

Le soutien en matière d'infrastructure de la FCI jouera un rôle essentiel en vue de permettre à cette école de demeurer aux premiers rangs de ce domaine de recherche. Il lui permettra aussi de rehausser la capacité de l'Université de Waterloo de recruter et de conserver des chercheurs de premier plan de toutes les régions de l'Amérique du Nord et de poursuivre des collaborations exceptionnelles avec d'autres universités. De plus, ceci pourrait permettre la commercialisation de nouvelles technologies mises au point à cette école à l'aide de partenaires du secteur privé.