Unique partnership leads to student excellence

Un partenariat public-privé unique en son genre

1 juillet 2005

Même un docteur en médecine ou en biologie moléculaire serait-il en mesure de saisir les subtilités de projets de recherche intitulés : Le gène HLA G chez les séropositifs résistants au VIH, La cicatrisation rapide par l’ajout d’interleukine alpha pour augmenter indirectement le niveau de bêta-caténine ou La tolérance aux lymphocytes B dans les nouvelles techniques de transplantation avec chimérisme?

Il ne s’agit pourtant pas de projets postdoctoraux menés dans des laboratoires de recherche avancée. Ce sont seulement des exemples des centaines de projets étudiants inscrits au Défi Biotech Sanofi-Aventis (DBSA)¸ un concours canadien tout à fait original où des adolescents obtiennent des résultats qui n’ont rien à envier à ceux de certains de nos meilleurs laboratoires. Ces chercheurs en herbe font appel à la biotechnologie pour résoudre des problèmes pressants de la société, qu’il s’agisse de guérir une maladie, d’assainir un écosystème ou d’accroître les réserves alimentaires.

Outre sa démarche fructueuse (sanctionnée par le Prix Michael-Smith pour la promotion des sciences), le Défi biotech se distingue aussi comme un exemple réussi de partenariat public-privé. Il en est maintenant à sa 13e année et met en scène plus d’une centaine d’organismes partenaires qui tiennent chaque année 13 concours régionaux dans toutes les provinces du Canada, dont les gagnants s’affrontent en une grande finale nationale.

La liste des parrains nationaux se lit comme un bottin des grandes institutions de recherche scientifique. On y trouve les partenaires industriels fondateurs, Sanofi Pasteur et Sanofi Aventis, divisions canadiennes des vaccins et de la pharmacie du géant mondial des sciences de la vie qui a lancé le concours à Toronto lors de la Conférence BIO de 1994. Les autres partenaires nationaux sont Ressources humaines et Développement des compétences Canada, le Conseil de ressources humaines en biotechnologie, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), les Instituts de recherche en santé du Canada, Génome Canada, la Fondation canadienne pour l’innovation et VWR International.

Ces organismes et d’autres d’envergure régionale, établis à Calgary, Saskatoon, Montréal, Fredericton, etc., se regroupent parce qu’ils adhèrent tous au double objectif du DBSA : pousser les jeunes Canadiens vers des études et des carrières en biotechnologie et sensibiliser la population aux promesses de cette branche du savoir en faisant connaître ses applications bénéfiques dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement.

Le concours est un reflet fidèle de ce qui se passe réellement dans le monde de la recherche : les étudiants doivent soumettre leurs projets à un comité d’éminents scientifiques, qui les évalue. Ceux dont les projets sont acceptés passent à l’étape suivante : on leur adjoint un mentor qui prodigue ses conseils et donne accès à des laboratoires professionnels. Le jugement final est rendu par un jury composé de scientifiques, d’éducateurs et de gens d’affaires.

Il ressort clairement des résultats obtenus à ce jour que nos jeunes sont doués pour les sciences de la vie. Les gagnants se partagent des milliers de dollars en prix et sont nombreux à aller décrocher d’autres palmes dans des concours internationaux. Un programme semblable a été créé suivant le modèle canadien du DBSA : les Prix BioGENEius décernés lors de la Conférence BIO internationale tenue chaque année dans des villes américaines différentes.

Dans un sondage récent, plus de 85 p. 100 des anciens participants ont estimé que le programme leur avait inculqué une idée favorable de l’industrie canadienne de la biotechnologie, et 75 p. 100 ont déclaré qu’il avait influencé de façon décisive leur choix de carrière. Rien de tout cela n’arriverait sans l’engagement et le soutien des divers partenaires. « La science et la technologie n’ont pas de plus belle vitrine pour faire des adeptes au Canada », au dire de Peter Hackett, président de l’Alberta Heritage Institute et ancien vice-président du CNRC.

La biotechnologie est certainement une clé de l’avenir scientifique et économique du Canada, un avenir qui repose sur les épaules de la jeunesse, notre ressource la plus précieuse. Il appartient à chacun, scientifique, chef d’industrie ou fonctionnaire de l’État, de soutenir activement des programmes tels que le DBSA, qui inspirent et encouragent dès à présent nos biotechnologues de demain.

Don McKibbin est président du Comité directeur de Toronto, Défi Biotech Sanofi-Aventis .

Les idées et les points de vue exprimés dans cette chronique ne sont pas nécessairement ceux de la Fondation canadienne pour l'innovation, de son conseil d'administration ni de ses membres.