The high-tech hunt for Canada’s history in the Arctic

Technologie de pointe au service de l’histoire canadienne dans l’Arctique

La Fondation canadienne pour l’innovation a financé la technologie utilisée dans la recherche des vestiges de l’exploration Franklin
4 septembre 2012

Bordé par trois océans, le Canada est un pays maritime, et jamais cette réalité n’a joué un rôle aussi important pour notre identité, notre histoire et notre croissance économique. L’Ocean Technology Lab de l’Université de Victoria crée la prochaine génération des technologies pour mener des recherches et des analyses dans les profondeurs des océans canadiens. Ces technologies sont employées par l’équipe qui recherche des vestiges de l’expédition Franklin dans l’Arctique canadien.

Officier de marine britannique et explorateur réputé, Sir John Franklin dirigeait une expédition menée en 1845 dans le passage du Nord-Ouest canadien qui a connu une fin tragique. Franklin et son équipage de 128 hommes ont disparu lorsque les deux navires qui les transportaient ont été retenus par les glaces, près de l’île King William, au Nunavut. Les navires, Erebus et Terror, n’ont jamais été retrouvés.

Colin Bradley et son équipe de l’Université de Victoria participent aux recherches pour localiser les épaves des navires de l’expédition Franklin. Ils ont construit un laboratoire d’eau salée où ils mettent à l’essai et adaptent des technologies dans un environnement qui reproduit les conditions réelles du milieu marin.

« La première contribution de la FCI nous a permis de concevoir une infrastructure essentielle à notre mission consistant à développer et à mettre à l’essai des technologies océaniques, a indiqué Colin Bradley, directeur de l’Ocean Technology Lab.

Spécialisé dans les véhicules sous-marins et les communications acoustiques, le laboratoire réunit des experts en déploiement de véhicules sous-marins autonomes. Ces appareils sont dotés de systèmes informatiques, de navigation et de collecte de données.

« Maintenant que l’infrastructure est en place, nous nous intéressons à des projets qui vont au-delà des sciences et de l’ingénierie pures, davantage axés sur la recherche appliquée », explique Colin Bradley.

Cette année, la nécessité de cette technologie sous-marine évoluée est devenue une réalité. En raison d’un regain d’intérêt pour les vestiges de l’expédition Franklin, la Garde côtière canadienne et Parcs Canada ont fait appel à l’Ocean Technology Lab. Ce dernier a fourni à l’équipe de recherche des épaves de l’expédition Franklin un véhicule sous-marin spécialisé équipé de logiciels et de capteurs pour cartographier le fond océanique durant les fouilles et chercher l’Erebus et le Terror.

« Il est fascinant d’utiliser cette technologie en partenariat avec les archéologues de Parcs Canada, soutient Colin Bradley. Cette expédition revêt une immense valeur historique pour le Canada, le Royaume-Uni et d’autres pays. Elle a nourri l’imaginaire collectif. »

Il s’agit d’une excellente occasion pour démontrer l’utilité de l’Ocean Technology Centre sur le terrain. Une équipe formée de deux ingénieurs, une étudiante au doctorat et un diplômé de l’Université de Victoria, participe à l’expédition afin de veiller à la bonne marche des opérations et faire en sorte que les technologies du laboratoire soient bien utilisées  dans un cadre  réel.

L’application de cette technologie dépasse les limites des fouilles archéologiques. À mesure que la prospection des gisements de pétrole, de gaz naturel et de minéraux se fera dans des lieux de plus en plus reculés au large des côtes, l’Ocean Technology Lab entend fournir au Canada les outils dont il aura besoin pour mener à bien ce travail.