Canadarm technology helps manufacturers be more efficient

Un bras robotique blanc empile délicatement trois boules argentées l’une sur l’autre. L’arrière-plan est rempli d’un bleu uniforme.

La technologie du Canadarm aide les fabricants à être plus efficaces

Sept ans après le déploiement du Canadarm2 dans l’espace, une entreprise dérivée de l’Université Laval a recours à une technologie semblable pour créer des mains robotiques qui aident les manufactures à fonctionner avec un budget raisonnable
24 mars 2015

Aujourd’hui, la technologie mise au point par la NASA pour accroître les capacités du Canadarm2 dans les années 1990 permet aux fabricants de la planète d’augmenter leur efficacité, et ce, grâce à un groupe d’étudiants des cycles supérieurs de l’Université Laval à l’esprit d’entreprise. En 2008, les roboticiens Samuel Bouchard, Vincent Duchaine et Jean-Philippe Jobin ont créé ROBOTIQ, une entreprise dérivée établie à Québec. Comptant désormais vingt employés, celle-ci se spécialise dans la conception de mains robotiques capables de prendre une vaste gamme d’objets de formes, de dimensions, de poids et de textures variés.

VISIONNER : La main de ROBOTIQ peut prendre des objets de diverses formes (en anglais seulement)

Le trio d’étudiants a travaillé sous la supervision de Clément Gosselin, directeur du Laboratoire de robotique de l’Université Laval et l’un chercheurs ayant conçu la main robotique SARAH du Canadarm2. Ils ont peaufiné la technologie de la main robotique SARAH et obtenu un permis pour ses diverses applications dans les domaines de la fabrication, des secours en cas de catastrophe et de l’atténuation des effets des déversements de produits chimiques.

L’astronaute Steve Robinson a fixé Canadarm2, le bras robotique de 17 mètres, qui a servi à assembler la station spatiale internationale dans l’espace. Lancé en 2001, il est couramment utilisé pour transporter des fournitures, de l’équipement et même des astronautes.
Mention de souce : NASA

Dotés de deux ou trois doigts mécaniques, les appareils peuvent attraper des objets de toute nature, qu’il s’agisse d’une lourde pièce automobile ou d’un œuf fragile. Ils réagissent aussi au changement et peuvent ajuster la position de leurs doigts de même que la vitesse et la force de leur préhension. Grâce à ces caractéristiques personnalisées, les entreprises peuvent économiser temps et argent en réduisant la durée du cycle et de l’assemblage pour un processus de fabrication donné.

Plusieurs centaines de mains créées par ROBOTIQ ont trouvé preneurs dans plus de 30 pays auprès de PME, d’entreprises du Fortune 500 et d’instituts de recherche de haut niveau. BMW, Bose, GE, Philips et Boeing figurent parmi les clients de ROBOTIQ les plus connus.