Thinner and more powerful semiconductors

Des semi-conducteurs plus minces et plus puissants

Une entreprise dérivée de la University of Alberta se positionne sur le marché en plein essor des semi-conducteurs
9 septembre 2014

Selon Ken Cadien, scientifique des matériaux à la University of Alberta, pour chaque dix électrons alimentant le réseau énergétique mondial, au moins un est perdu durant le processus de conversion en électricité. Ce phénomène constitue une grande perte d’efficacité pour les dispositifs électriques. Cela signifie aussi que le marché des semi-conducteurs écoénergétiques destinés à de telles technologies, comme les téléphones intelligents et les capteurs de pression artérielle, évalué à 12 millions de dollars en 2012, devrait atteindre plus d’un milliard de dollars d’ici à 2022.

NanoBlue, une entreprise dérivée cofondée par M. Cadien et Doug Barlage, professeur à la U of A, développe de nouveaux semi-conducteurs convertissant l’énergie qui amélioreront grandement l’efficacité énergétique des dispositifs électriques tels que les panneaux solaires et les imprimantes à jet d’encre. Au moyen du procédé de la déposition par couches atomiques (ALD), M. Cadien met de minces films sur une surface en superposant des produits chimiques ou « réactifs ». Le film semi-conducteur qui en résulte – composé de nitrate et d’oxyde de gallium, d’aluminium ou de zirconium – peut également être utilisé dans les transistors de dispositifs exposés à une forte chaleur, comme le matériel de forage pétrolier.

Schlumberger, la plus importante société de services pétroliers au monde, met à l’essai ces transistors conçus au moyen de la déposition par couches atomiques en vue d’une utilisation dans des composants électroniques de matériel de forage pétrolier. L’équipe de chercheurs se sert aussi de la technologie ALD dans sa collaboration avec Micralyne, un fabricant de systèmes microélectromécaniques (MEMS) établi à Edmonton, pour créer des dispositifs à haute tension fonctionnant à l’oxyde de zinc sur des puces de MEMS destinées à de multiples usages notamment à la fabrication de capteurs pour écran tactile, de technologies d’analyse de l’ADN et d’appareils de surveillance optique du secteur des communications.

Ces partenariats engagent nanoBlue sur la voie du développement et contribuent à faire du Canada l’un des centres d’expertise les plus avancés en matière de semi-conducteurs.

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