Robo-surgeon

Robot-chirurgien

20 mai 2009

L’Université de Calgary a fait les manchettes internationales en mai dernier lorsqu’une patiente de cette ville a subi avec succès une intervention au cerveau visant à en retirer une tumeur complexe grâce à la délicatesse d’un bras robotisé.

Le neurochirurgien Garnette Sutherland, télémanipulant le robot neuroArm depuis un poste informatique, aidé par un système IRM, a pu extraire la tumeur bénigne du cerveau de Paige Nickason, âgée de 21 ans. Ce système de pointe permet d’effectuer avec une extrême précision les manœuvres très peu invasives requises dans le cas d’interventions chirurgicales au cerveau.

Or, cette intervention révolutionnaire – répétée cinq fois depuis et qui continuera de l’être – a nécessité 10 ans de préparation, dit Garnette Sutherland, chef du projet neuroArm. Et la persévérance, précise-t-il, fait partie des éléments clés grâce auxquels le robot neuroArm s’est retrouvé en salle d’opération. « Ce processus a exigé beaucoup de collaboration entre les ingénieurs, médecins, infirmiers, physiciens et les services de planification et de développement hospitaliers », explique Garnette Sutherland. Lorsqu’on songe aussi aux partenariats de financement multiples, aux négociations avec MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (célèbres pour la fabrication des bras canadiens Canadarm et Canadarm2) et aux approbations des organismes de réglementation, on voit bien que les gros titres ne révèlent qu’une partie de cet exploit.

Le robot neuroArm est en cours d’intégration et d’adaptation à d’autres procédures et spécialités chirurgicales. L’université est également en train de mettre au point un nouvel espace de recherche qui facilitera la coopération entre les médecins, les ingénieurs et les physiciens.

« Nous prévoyons traiter un nombre croissant de cas, confie Garnette Sutherland. Un environnement aussi productif sera propice à l’évolution des robots neuroArm 2, 3, 4 et ainsi de suite. »