The year in review

Revue de l'année

Certaines recherches de pointe décrites par InnovationCanada.ca en 2008
23 décembre 2008
 

Le monde de la science a vécu une année exceptionnelle. Le grand collisionneur hadronique du CERN a finalement été mis en service en Suisse pour apporter un nouvel éclairage en physique des particules, la sonde Phoenix Mars Lander de la NASA a envoyé ses derniers signaux à la Terre et l’Université de Toronto a annoncé son intention de construire le superordinateur le plus puissant et le moins énergivore du Canada. À InnovationCanada.ca, nous avons couvert presque tout, de la prothèse « bionique » aux nanosondes pour combattre les maladies, en passant par les classes dans l’Arctique et la science de la préservation des œuvres d’art. Voici quelques autres faits saillants de 2008.

Une main secourable : Une invention pour guider la RCR

Près de 45 000 Canadiens meurent d’un arrêt cardiaque chaque année : nombre d’entre eux auraient pu être sauvés si la réanimation cardiorespiratoire (RCR) avait été pratiquée adéquatement. Selon certaines études, même si les taux de survie sont presque quatre fois plus élevés si la RCR est pratiquée, les compressions sont mal effectuées presque 60 % du temps. Ces statistiques peu rassurantes ont incité deux étudiants en génie de l’Université McMaster, Corey Centen et Nilesh Patel, à mettre au point un gant de RCR où sont insérés des détecteurs : cette remarquable invention guide le sauveteur afin qu’il effectue les compressions et les insufflations de la bonne façon pour maximiser les chances de survie.

Un guide de l’univers pour les astrologues : Les observateurs de météores

Le Meteor Physics Group de l’Université Western Ontario (UWO) a révolutionné notre manière d’observer les météores. Au moyen du Canadian Meteor Orbit Radar de l’UWO, un outil de pointe, Peter Brown et son équipe de chercheurs peuvent localiser et recueillir de la poussière, des grains de sable et des morceaux de roche qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre : ces matériaux peuvent aider les scientifiques à mieux comprendre le développement de notre planète et, même, les origines de la vie sur terre. Le groupe envoie régulièrement de l’information sur l’activité météorique à la NASA pour aider les navettes spatiales à éviter les pluies de météores.

Météo extraterrestre : À la recherche d’eau sur Mars

Là où il y a de l’eau, il y a de la vie. Le LIDAR – un appareil d’identification, de détection et de télémétrie par laser – de l’Agence spatiale canadienne est en route pour Mars afin de déterminer s’il y a vraiment de l’eau sur la planète rouge. Une équipe de recherche dirigée par Jim Whiteway, de l’Université York, se sert de la capacité du LIDAR de mesurer la poussière atmosphérique et de détecter des nuages pour chercher cette eau insaisissable.

Bâtir plus vert : Un bâtiment pour l’avenir

D’après la session 2005 de la Commission de la population et du développement des Nations Unies, plus de cinq milliards de personnes vivront en milieu urbain d’ici 2030. Si cette prévision se réalise, la construction durable sera plus nécessaire que jamais. John Robinson, de l’Université de la Colombie-Britannique, et Peter Busby, un architecte de Vancouver, font équipe pour construire un bâtiment révolutionnaire destiné à la recherche et déjà salué comme le bâtiment le plus vert de la planète. Situé à Vancouver, le Centre for Interactive Research on Sustainability sera, à son inauguration en 2010, un véritable laboratoire vivant qui prouvera aux sceptiques de l’industrie qu’un bâtiment à la fine pointe de la technologie peut non seulement être rentable, mais aussi améliorer l’environnement local.

La corde sensible : Comprendre votre instrument

Dans l’espoir d’aider les pianistes à mieux comprendre leur instrument, Stephen Birkett, ingénieur et chef du Piano Design Laboratory de l’Université de Waterloo, étudie les effets du toucher du pianiste sur la tonalité d’une note. Les physiciens affirmeront que le toucher ne peut influencer que la vitesse du marteau lorsqu’il frappe la corde, mais Birkett, également membre agrégé du Royal Conservatory of Music, a découvert que la rigidité du manche retenant le marteau en affecte la vibration et, par conséquent, son impact sur la corde. C’est ce qui influe sur la tonalité d’une note. Sa théorie explique pourquoi les pianos anciens ont un son différent des pianos modernes – et pourrait être utile aux pianistes cherchant à perfectionner leur art.