Fixing our lifelines

Réparer nos réseaux vitaux

Les ingénieurs civils de la Queen’s University se renseignent sur les conduites d’eau et de gaz, et les égouts enfouis dans le sol
29 mai 2014

Chacun sait qu’il existe, néanmoins il est aisé de le tenir pour acquis. Enfoui sous terre se trouve un réseau de conduites qui, en plus de nous faciliter la vie, assure notre existence. Comme tous les autres types d’infrastructure, ces conduites d’eau ou de gaz et ces égouts pluviaux commencent, avec l’âge, à se briser et les réparer constitue une entreprise coûteuse.

Parce qu’elle est cachée, l’infrastructure enfouie est difficile à entretenir. Chaque conduite souterraine est constamment à la merci de la composition du sol qui y pénètre ainsi que de la pression et du poids engendrés par la terre environnante et les véhicules qui circulent en surface. Ces facteurs conjugués peuvent contribuer à la dégradation et à la détérioration de l’infrastructure.

« Nous devons savoir comment et pourquoi ces conduites souterraines en arrivent à se briser et quelle est la réaction des plus anciennes dans leur milieu, affirme Ian Moore, professeur de génie civil à la Queen’s University, à Kingston, en Ontario. Ce faisant, nous serons mieux à même de prévoir les éventuelles détériorations. »

Pour vérifier ses hypothèses, M. Moore a conçu une installation unique en son genre à l’Université afin d’aider les chercheurs à déterminer comment les ponceaux et les égouts souterrains se comportent dans le sol. Il a donc créé une installation –– qui consiste essentiellement en une fosse de 3 mètres de profondeur et d’environ 16 sur 8 mètres –– afin de « cerner les lacunes des structures souterraines. » La fosse devait être suffisamment grande pour que les chercheurs puissent y accéder facilement et contrôler tous les facteurs environnementaux pouvant compromettre l’infrastructure enfouie à l’étude.

Grâce à cette installation d’essais, les chercheurs peuvent comprendre de quelle manière l’infrastructure souterraine change et se dégrade au fil du temps en raison de facteurs tels que l’érosion du sol, l’activité microbienne et diverses contraintes physiques. L’installation est dotée de bains chauffants pour accélérer le vieillissement et la détérioration des réseaux de conduites de même que d’un équipement pour surveiller l’évolution de l’érosion du sol qui entoure les conduites percées et les conséquences de ces ruptures sur la qualité de l’eau.

En comprenant comment se produit la détérioration sous la terre, les ingénieurs peuvent améliorer la conception et la technologie actuelles en conséquence, tout en prenant des décisions stratégiques quant au moment et à la méthode à préconiser pour inspecter, réparer et remplacer les réseaux d’eaux résiduaires et autres infrastructures souterraines.

En un sens, les travaux du chercheur illustrent parfaitement la difficulté primordiale lorsqu’il est question de combler le fossé de l’infrastructure au Canada. À l’instar des ponts, des routes et des autres formes d’infrastructure publique, ces conduites, si elles étaient correctement entretenues, pourraient passer pratiquement inaperçues. Néanmoins, il importe de garder à l’esprit le rôle crucial qu’elles jouent dans notre quotidien.

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