An aboriginal spin on hip-hop

Rapper pour ne plus décrocher

12 mai 2010

Le rap, les DJ, les graffitis et le break dancing sont tous associés au mouvement culturel hip-hop, apparu à New York au milieu des années 1970. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes Autochtones au pays se tournent vers le hip-hop pour faire le lien entre leur culture traditionnelle et leur vécu… et voient parfois leurs résultats scolaires s’améliorer.

Charity Marsh, ethnomusicologue à l’Université de Regina et directrice des laboratoires Interactive Media and Performance (IMP) de l’établissement, peut donner des preuves scientifiques à l’appui. Le laboratoire IMP offre 18 postes de travail où les étudiants apprennent notamment le scratch, la création de rythmes électroniques et la production musicale. À l’automne 2008, la chercheuse a lancé un programme communautaire qui invitait 15 étudiants autochtones de 10e et 11e année d’une école secondaire en milieu urbain défavorisé à venir passer deux avant-midi par semaine dans les laboratoires en vue de s’initier à l’écriture de paroles rimées ainsi qu’à l’enregistrement et au montage musical.

Les étudiants ont également étudié le graffiti et le break dancing et, histoire de garder la forme, ils ont suivi des cours de conditionnement physique dans un gymnase du quartier, un matin par semaine. Trois groupes d’étudiants ont participé à ce programme semestriel depuis sa création; leur travail a été évalué et les notes donnaient des crédits en anglais et en éducation artistique.

L’automne dernier, ce programme a valu à Charity Marsh le prix du Lieutenant-gouverneur pour les arts et l’éducation, mais elle insiste pour en attribuer le mérite aux étudiants. « Les résultats sont vraiment au rendez-vous. Leur assiduité est meilleure, ils sont plus impliqués et leurs notes se sont beaucoup améliorées. »

Pour d’autres articles pertinents