Qui prendra soin de notre population vieillissante?

Qui prendra soin de notre population vieillissante?

Des chercheurs du centre sur le vieillissement de la Nouvelle-Écosse influencent les politiques sur l’un des enjeux sociaux majeurs au pays
28 mai 2012

Au cours des trois prochaines décennies, le nombre de personnes âgées qui devront être prises en charge devrait doubler au Canada. Ce changement démographique donne naissance à l’une des problématiques sociales les plus importantes de notre époque : Comment répondrons-nous à la demande de soins grandissante, en tenant compte du moins grand nombre d’enfants pour s’occuper de leurs parents vieillissants? Cette question est au cœur d’études menées au centre sur le vieillissement de la Nouvelle-Écosse de l’Université Mount Saint Vincent, à Halifax


Financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), le Maritime Data Centre on Aging Research and Policy Analysis, un laboratoire au centre sur le vieillissement mis sur pied par la sociologue Janice Keefe, a eu une influence prépondérante sur les politiques en matière de soins aux personnes âgées. En 2009, les recherches menées au Centre ont contribué à la mise en œuvre d’un programme de soutien aux aidants en Nouvelle-Écosse, première et seule province canadienne à offrir une indemnité financière mensuelle aux aidants naturels tels que les membres de la famille et les amis. Le Centre a également élaboré un outil pour évaluer en profondeur les besoins des aidants naturels, le C.A.R.E, qui signifie Caregivers’ Aspirations, Realities and Expectations, soit les souhaits, la réalité et les attentes des aidants. Cet outil a suscité l’intérêt des gouvernements provinciaux partout au pays.


Des dizaines d’organismes de soins aux personnes âgées font régulièrement appel à l’expertise du Centre sur des questions variées comme les nouvelles façons de concevoir des maisons de retraite et les programmes de formation sur la démence.


Le Centre constitue également un terrain de formation fertile pour les futurs spécialistes en gérontologie. La majorité des quelque 30 diplômés qui ont travaillé au laboratoire au cours des cinq dernières années occupent des postes dans ce domaine, notamment comme analyste politique pour le gouvernement de la Nouvelle-Écosse ou encore gestionnaire des soins à domicile au Nunavut.