Keeping Canadian grain competitive

Une rangée d’immenses silos à blé se dresse dans un champ de céréales jaunes, par une journée ensoleillée.

Maintenir l’avantage concurrentiel des céréales canadiennes

Des chercheurs de l’Université du Manitoba développent de nouvelles façons de faire le suivi des cellules à blé afin d’en préserver le contenu et de donner une longueur d’avance aux fermiers canadiens sur le marché des exportations
21 juillet 2015

Une production moyenne annuelle d’environ douze milliards de dollars fait de l’industrie céréalière l’un des plus importants moteurs économiques du Canada. Toutefois, chaque année, elle perd des millions de dollars en céréales récoltées en raison d’infestations de ravageurs et de conditions de stockage qui sont loin d’être idéales. De nouveaux équipements d’analyse et d’imagerie du Canadian Wheat Board Centre for Grain Storage Research de l’Université du Manitoba permettront aux chercheurs de concevoir de nouvelles façons de faire le suivi des cellules à céréales et d’en préserver le contenu. Ces nouveaux outils permettront d’élaborer de nouvelles stratégies antiparasitaires au moyen de méthodes de détection acoustique ou biologique pour lutter contre les insectes, de déterminer avec exactitude la teneur en parties par milliard des contaminants, une exigence de plus en plus importante pour l’exportation, de créer des nanocapteurs et des nanomarqueurs biologiques pour vérifier la qualité des céréales stockées et de mettre au point un système objectif de classement des grains et ainsi moderniser un système vieux d’un siècle et périmé qui classe les grains en fonction de leur aspect plutôt que de leur valeur nutritive. Le responsable du projet, Jitendra Paliwal, professeur au Department of Biosystems Engineering de l’Université du Manitoba, se servira de cet équipement pour perfectionner un système qui applique aux cellules à céréales le même type d’imagerie électromagnétique que celle employée par les chercheurs biomédicaux pour déceler les tumeurs du sein. Cette technologie permettra aux céréaliculteurs de surveiller à distance leurs cellules afin d’y détecter les premiers signes de « points chauds », ces zones d’échauffement où le grain a commencé à se dégrader.