Research institute puts Canada at the forefront of health care

Vue de l’extérieur de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. De nombreux espaces verts sont situés en face de grands immeubles garnis de larges pans de verre.

L’IR-CUSM porte le Canada à l’avant-garde des soins de santé

Pour façonner l’avenir des soins de santé, les nouvelles installations du Centre universitaire de santé McGill font le pont entre la recherche biomédicale, la médecine clinique et la santé de la population
19 juin 2015

Ouvertes officiellement aujourd’hui, les installations de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill se situent à l’avant-garde de la modernisation des soins de santé. La nature complexe de problèmes médicaux comme le diabète, le cancer et les malaises respiratoires exige une collaboration de tous les instants des médecins, des infirmières et des chercheurs pour mieux comprendre les maladies et tirer rapidement profit des découvertes pour créer de nouveaux outils de diagnostic, des traitements améliorés et des approches plus stratégiques de la santé communautaire. L’institut a été conçu précisément à cette fin.

Ouverture officielle du complexe de recherche transformative et de soins de santé

Le nouveau centre de recherche de pointe du super-hôpital du Centre universitaire de santé McGill, au site Glen, à Montréal – financé en partie par la Fondation canadienne pour l’innovation – a été fondé par les instituts de recherche de cinq hôpitaux aux quatre coins de la ville. L’installation comprend trois composantes principales : le Centre de biologie translationnelle réalise des recherches génétiques pour comprendre la nature des maladies; le Centre de médecine innovatrice est la seule installation au Canada où les patients hospitalisés peuvent participer directement à des essais cliniques sans avoir à quitter les lieux; le Centre de recherche évaluative en santé mène des recherches auprès de la population afin d’évaluer et d’améliorer l’efficacité des interventions en santé sur l’ensemble de la société. En unissant leurs efforts, ces centres feront le pont entre la recherche biomédicale, la médecine clinique et la santé de la population.

Veuillez cliquer sur un balado pour écouter un des quatre chercheurs de calibre mondial du nouvel Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

La recherche en santé change parce que la société a changé; les patients sont tout aussi informés que les médecins sur les traitements existants et à l’âge de la génomique, la science médicale progresse plus rapidement que jamais. Vassilios Papadopoulos, directeur général de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé de McGill, explique que l’établissement se retrouve à l’avant-plan de cette transformation.

Dans les 1980, alors que Jacques Genest entrait à la Faculté de médecine, les maladies cardiovasculaires étaient la première cause de décès chez les Canadiens. Le docteur Genest et son équipe se sont appuyés sur les avancés de la génétique moléculaire pour découvrir plusieurs gènes prédisposant aux risques de maladies cardiovasculaires précoces. Ils ont aussi testé plusieurs médicaments pour combattre ces maladies. Dans le Centre de médecine innovatrice de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, le docteur Genest continuera à étudier l’hypercholestérolémie familiale et à identifier, à partir d’un dépistage génétique, les autres membres de familles à risque de cette maladie asymptomatique, pour leur offrir des traitements médicamenteux qui atténueront ce danger.

Les femmes qui développent le diabète durant leur grossesse ont de fortes chances de voir réapparaître la maladie. Ceci peut affecter non seulement la femme, mais les autres membres de la famille. En tant que directrice de l’unité d’épidémiologie clinique du Centre de recherche évaluative en santé à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, la docteure Kaberi Dasgupta étudie les effets des maladies comme le diabète sur les populations, et élabore des stratégies d’intervention pour aider les individus et les familles à diminuer les facteurs de risque qui causent ces maladies.

Les médicaments ont souvent des effets secondaires néfastes remarque Stéphane Laporte, chercheur à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé de McGill. C’est pour cela qu’il s’intéresse à la recherche pharmacologique. Dans son laboratoire, situé dans le Centre de biologie translationnelle, il travaille avec son équipe pour comprendre le fonctionnement des drogues pharmaceutiques sur l’organisme, pour ensuite trouver des solutions qui diminueront les effets secondaires non désirables.


Mention de source : Source images, CUSM

Cet article a été publié à l’origine sur innovation.ca en fevrier 2015