Pulp and paper industry saves millions in energy costs

Un large rouleau de pâte à papier apparait en gros plan sur un fond flou.

L’industrie des pâtes et papiers économise des millions en coût énergétique

Des chercheurs aident une entreprise de Sherbrooke à améliorer la technologie utilisée dans les moulins
25 mars 2015

Par Malorie Bertrand

Des chercheurs à The University of British Columbia ont participé à la conception d’une nouvelle technologie de tamisage de la pâte qui s’avère être jusqu’à 50 pour cent plus écoénergétique et qui s’est aussi traduite par des économies de 20 millions de dollars par année en coût énergétique pour l’industrie canadienne des pâtes et papiers. Ce secteur est l’un des plus importants fabricants et exportateurs du Canada. Il engendre plus de 4 milliards de dollars en retombées économiques notamment en soutenant plus de 30 000 emplois, et ce, uniquement en Colombie-Britannique. Ce secteur est également un grand utilisateur d’énergie, consommant près de 20 pour cent de toute l’électricité produite par la province.

Partie du processus qui transforme les copeaux de bois en pâte, le tamisage de la pâte constitue une étape essentielle de la fabrication de produits de pâtes et papiers, mais il est très énergivore. Pour produire la pâte, la matière ligneuse est immergée dans l’eau, puis poussée contre un classeur à copeaux vertical, selon un principe semblable à celui d’un extracteur de jus qui filtre la pulpe du fruit. Pour éviter l’obstruction du classeur, un rotor tourne à sa surface à plus de 20 mètres par seconde, créant ainsi une pression négative au-dessus des lames, ce qui débarrasse constamment le tamis des débris. La plupart des moulins de la Colombie-Britannique sont dotés de 10 à 50 rotors, chacun alimenté en permanence par des moteurs de 200 horse-power.

Entreprise canadienne et un des seuls fabricants de classeurs à copeaux au monde, Aikawa Fiber Technologies croit qu’il est possible d’améliorer le rendement hydrodynamique de ces rotors afin que ceux-ci soient plus écoénergétiques. L’entreprise a donc collaboré avec James Olson à The University of British-Columbia, membre de la Advanced Papermaking Initiative du centre universitaire des pâtes et papiers, pour en améliorer la conception. Résultat : un rotor qui a la forme d’une aile d’avion capable de débloquer efficacement les classeurs à copeaux, mais qui tourne à une vitesse moindre, ce qui nécessite moitié moins d’énergie. L’équipe de M. Olson a fourni l’équipement de mise à l’essai du tamis en vue de valider l’efficacité du rotor. En 2005, des moulins ont donc remplacé tous les anciens modèles par de nouveaux, ce qui a entraîné des économies d’énergie suffisantes pour alimenter 15 000 foyers pendant un an. Par la suite, on a installé 100 rotors supplémentaires dans une trentaine d’autres moulins au pays.

Vous souhaitez collaborer avec ce laboratoire? Consultez le Navigateur d’installations de recherche de la FCI.