Water world

Le monde marin

15 juillet 2007
L’espace extra-atmosphérique constitue peut-être l’ultime frontière, mais étant donné que la moitié des océans de la planète demeurent inexplorés, la Terre a encore de nombreux secrets à nous révéler. Voilà ce qui pousse obstinément Verena Tunnicliffe, chercheuse en océanographie à l’Université de Victoria, à aller là où personne d’autre n’est encore jamais allé.
 

Tunnicliffe et son équipe inspectent les profondeurs océaniques encore inexplorées pour le compte du Victoria Experimental Network Under the Sea (VENUS) — un observatoire du plancher océanique entre l’île de Vancouver et la région continentale. Les chercheurs y étudient les problèmes de l’environnement aquatique tels que les zones mortes, ces endroits où la faible teneur en oxygène empêche la survie des organismes marins. Bien que certaines de ces zones mortes soient naturelles, la pollution amplifie le phénomène — d’une ampleur inégalée à ce jour — dans tous les océans de la planète et dans les eaux canadiennes, mettant en péril des millions d’organismes et la survie économique de nombreuses communautés.

« Quand on effectue une coupe forestière à blanc, tout le monde peut la voir. Par contre, les dommages causés au monde marin demeurent cachés. Nous devons faire en sorte que l’activité humaine ne soit pas irrémédiablement dommageable pour nos océans », plaide la chercheuse.

Dans le passé, il lui était difficile d’obtenir des données sur la santé des océans. Aujourd’hui, grâce à un nouveau câble en fibre optique joint à un submersible à la fine pointe de la technologie, Tunnicliffe et d’autres chercheurs « parcourent » la mer à des profondeurs encore inexplorées, soit jusqu’à 5 000 mètres. Son équipe est en mesure de recueillir une manne de renseignements qui pourraient contribuer à revitaliser les zones mortes et à élucider d’autres mystères de notre environnement sous-marin avant qu’il ne soit trop tard.