Canada rides the ocean science wave

Le Canada surfe sur la vague océanique

Pour souligner la Journée mondiale des océans qui aura lieu le 8 juin, nous présentons cinq projets qui aident le Canada à devenir un chef de file mondial en recherche marine
5 juin 2013

Les océans recouvrent plus de 71 pour cent de la surface de la Terre, néanmoins une grande partie de ce monde sous-marin demeure inexploré. « Nous vivons sur une toute petite parcelle de terre qui n’est pas immergée, affirme Mairi Best, ex-directrice adjointe de NEPTUNE Canada, l'un des plus grands réseaux sous-marins câblés au monde. Les océans dominent la planète. Pourtant, nous savons peu de choses sur leur fonctionnement. »

Les chercheurs canadiens mènent des recherches de pointe dans les trois océans qui longent l’immense littoral du pays. Les connaissances acquises contribuent à la préservation et à la gestion des ressources naturelles marines en brossant un portrait complexe et interdisciplinaire des eaux. La collecte des données océaniques (physiques, chimiques et biologiques) revêt une nouvelle urgence au fur et à mesure que les scientifiques sondent les profondeurs pour mieux comprendre les effets des changements climatiques sur les écosystèmes marins.

Pour souligner la Journée mondiale des océans qui aura lieu le 8 juin, nous présentons cinq installations financées par la Fondation canadienne pour l’innovation, qui ont contribué à faire du Canada un chef de file mondial dans les domaines de l’océanographie, de la biotechnologie et de l’évaluation environnementale.

Une mer de possibilités

Une grappe de technologie océanologique en Colombie-Britannique propulse la province au premier plan de l’observation sous-marine

Initiative de la University of Victoria, Ocean Networks Canada (ONC) chapeaute VENUS et NEPTUNE Canada, deux réseaux sous-marins distincts de la côte Ouest canadienne qui enregistrent et transmettent par Internet des données et des images en temps réel en provenance du plancher océanique. Ces réseaux de haute technologie offrent aux chercheurs un accès sans précédent à des renseignements sur l’océan Pacifique.

Sous les mers

Le réseau Ocean Tracking Network rassemble les plus éminents spécialistes des sciences de la mer au monde dans l’étude la plus complète du milieu biologique marin et des conditions océaniques jamais entreprise. Grâce à des capteurs issus d’une technologie canadienne perfectionnée installés en 14 endroits stratégiques de régions océaniques partout dans le monde, des chercheurs peuvent enregistrer le mouvement et le comportement des poissons et de diverses espèces de la faune marine. Ils peuvent également surveiller certaines caractéristiques de l’océan, comme la profondeur de l’eau, sa température et sa composition.

Attention glace fragile!

Les glaces marines de l'Arctique sont en train de disparaître rapidement. Il est important de baliser les questions de souveraineté, d'environnement et de culture : un chercheur de l'Université du Manitoba s'y emploie

L’Étude internationale du plateau continental arctique canadien (CASES) a mobilisé quelque 400 scientifiques provenant de 11 pays dans le but d’examiner les causes et les conséquences de l’écosystème et le climat sur l’amincissement et la disparition des glaces dans l’océan Arctique. La plateforme de recherche du projet est un ancien brise-glace de la Garde côtière canadienne, l’Amundsen, transformé en navire de recherche de pointe, au coût de 27,7 millions de dollars. Ce navire a permis aux chercheurs d’accéder à l’océan Arctique comme jamais auparavant, contribuant à relever les défis et à satisfaire les besoins multidisciplinaires de la recherche dans l’Arctique.

 La mer à « voir »

Des chercheurs de la University of Victoria explorent les grandes profondeurs de l'océan grâce à une nouvelle technologie et y découvrent un environnement des plus mystérieux

Le sous-marin Remotely Operated Platform for Ocean Science (ROPOS) est détenu et exploité par la Canadian Scientific Submersible Facility (CSSF). Il plonge sous les eaux jusqu’à 5000 mètres de profondeur pour prélever des échantillons et capter des images à l’aide de deux bras manipulateurs dotés d’une caméra vidéo. L’information numérique saisie par les caméras, les sonars et les nombreux instruments fixés à la machine est fournie en temps réel grâce à un câble à fibres optiques. En outre, un système de gestion et d’archivage des données organise ces renseignements au terme de chaque plongée.

Les trésors cachés des océans

L’année 2010 a marqué la fin du programme d’exploitation Recensement de la vie marine, grâce auquel le monde dispose aujourd’hui de plus complet recueil de données sur la vie océanique à ce jour

Le Recensement de la vie marine porte sur 540 expéditions menées par 2700 scientifiques, dont 224 Canadiens, provenant de plus de 80 pays. Cette collecte de données sans précédent comprend des sites Web, des livres, des bandes vidéo, des cartes ainsi qu’une impressionnante collection d’images d’espèces nouvelles, anciennes ou rarement documentées.