Building blocks

La voie de l'innovation

9 septembre 2009
Juste au moment où beaucoup de nos ponts et
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Juste au moment où beaucoup de nos ponts et routes en béton exigent des réparations urgentes, un nouveau laboratoire de génie civil de l'Université de Sherbrooke cherche à améliorer les matériaux destinés à nos infrastructures nationales.
Avec la permission de l?Université de Sherbrooke

Les coûts de réparation de l’infrastructure en béton du réseau routier du Québec sont estimés à près de 125 G$. C’est un problème et l’Université de Sherbrooke veut faire partie de la solution. Son nouveau laboratoire de génie civil fera appel à des technologies de pointe pour tester de nouveaux matériaux pour la construction de bâtiments, de routes, de ponts, de tunnels et de barrages hydroélectriques.

Et tandis que les recherches menées au laboratoire créeront des milliers d’emplois dans le secteur de la construction à l’échelle du pays, l’édification même du laboratoire a généré des emplois dans la région de Sherbrooke.

Inauguré en juin 2009, le Laboratoire intégré de recherche en valorisation des matériaux et de structures innovatrices et durables, d’une valeur de 17 M$, est composé de sept salles à environnement contrôlé. On y teste des matériaux – tels que le béton, le matériau de construction le plus répandu dans le monde – sous différentes conditions climatiques et on les soumet à des épreuves mécaniques et chimiques. L’installation de deux étages est assez grande pour héberger une usine-pilote de béton entière avec mélangeur.

« Pour construire le laboratoire, les chercheurs ont fait appel à des innovations technologiques et à des produits expérimentaux, explique le directeur, Kamal Khayat. Pour nous, le bâtiment lui-même est un banc d’essai, il fait partie de nos recherches. »

Conformément à la politique de l’université, qui privilégie le recrutement local, la construction du laboratoire a été réalisée presque entièrement par des entrepreneurs, des ingénieurs et de gens de métier des Cantons de l’Est. Pendant les phases de conception et de construction, on a fait appel à des bureaux d’études, à des cabinets d’architectes et à de nombreux travailleurs de la construction, dont des électriciens et des experts en chauffage et ventilation. L’université a engagé un directeur de projet et un superviseur de chantier, et elle a retenu les services de laboratoires privés pour le contrôle de la qualité. Le laboratoire même a employé deux ingénieurs à temps plein pendant plus de quatre ans. Il recrutera plus tard un coordonnateur et deux techniciens, ainsi que 20 étudiants des cycles supérieurs et postdoctoraux.

Unique au Canada, le laboratoire a déjà attiré des partenaires clés, dont Hydro-Québec et la Ville de Montréal, qui collaboreront avec une équipe du Département de génie civil. L’université mise sur l’équipement de pointe et les capacités de recherche du labo pour recruter des chercheurs et positionner le laboratoire comme chef de file nord-américain, sur la voie de l’innovation.

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