In the genes

La réponse est dans les gènes

Pour trouver de nouvelles manières de lutter contre le cancer, les chercheurs font appel à la génomique
1 octobre 2003

Il y a peu de choses qui font aussi peur que d'apprendre que l'on a le cancer.

Les patients et les médecins savent tous que le taux de guérison de certains types de cancer est maintenant très élevé. Toutefois, on ne peut prédire la réaction d'un patient donné aux traitements disponibles pour les 200 affections regroupées sous le terme de cancer.

L'une des choses qui frustrent les oncologues est de savoir que certains patients réagissent très bien à un régime de chimiothérapie alors que le même traitement n'aide en rien d'autres patients. Selon Victor Ling, vice-président à la recherche de la BC Cancer Agency, même dans le cas de cancers arrivés à stade avancé, certains patients réagissent bien au traitement, d'autres non. « Nous ne savons pas pourquoi, car tous ces patients ont des cancers de même stade, la même pathologie, etc. Les cancérologues pensent généralement que cette situation est due à des variations génétiques chez les patients ou à de légères variations des cellules cancéreuses elles-mêmes ou encore à une combinaison de ces deux facteurs. »

C'est pourquoi les chercheurs de la BC Cancer Agency, à Vancouver, ont recours à la science de la génomique pour résoudre cette énigme. « Nos chercheurs insistent sur l'importance cruciale de la génomique en tant qu'outil qui permet d'identifier les gènes causant le cancer, dit Mary McNeil, présidente-directrice générale de la BC Cancer Foundation. Leurs recherches, poursuivies en collaboration avec d'autres groupes de recherche du BC Cancer Research Centre, dont on achève la construction, permettront aux médecins d'adapter les modes de prévention et de traitement du cancer aux besoins de chaque patient. Ces progrès auront une profonde influence sur la vie des personnes qui souffrent de cancer non seulement ici même, en Colombie-Britannique, mais aussi partout dans le monde. »

Selon M. Ling, les chercheurs croient que la naissance d'un cancer a lieu dans le génome ou intervient sur le plan génétique. Une mutation dans l'ADN de cellules saines les transforme éventuellement en cellules cancéreuses. Ling et ses collègues de l'Université de la Colombie-Britannique, du Cancer Research Centre et de la Cancer Agency pensent qu'une étude de la composition génétique ou du profil génétique de cellules leur permettra de comprendre quelle sorte d'ARN ou de protéine participe à la progression du cancer. Selon Ling, grâce à cette information génétique essentielle, les cancérologues seront en mesure d'administrer les médicaments anticancéreux avec plus de précision en concevant des thérapies adaptées aux besoins de chaque patient. « Nous espérons en venir à prescrire des médicaments qui répondront aux besoins de chaque patient en fonction de son profil génétique et génomique. »

Ces chercheurs ont donc formé des partenariats sous l'égide d'un organisme — sorte de plate-forme virtuelle — connu sous le nom de Centre for Integrated Genomics (Centre de génomique intégrée). Ce centre, qui regroupe le nouveau BC Cancer Research Centre et le nouveau UBC Biotechnology Laboratory, permettra d'appliquer la génomique au cancer, à la médecine et à d'autres domaines de la biologie. Il créera une masse critique de recherches en génomique à laquelle participeront des centaines de chercheurs. L'un des buts de la création du Centre for Integrated Genomics : dresser un inventaire des changements dans l'ADN cellulaire et des effets de tels changements sur les cellules cancéreuses.

Retombées

Révéler les secrets de l'univers est une tâche beaucoup trop grande pour un seul pays, voire une seule université. Seuls les pays les plus engagés dans la recherche peuvent espérer apporter une contribution significative au monde très compétitif de l'astronomie.

Pour s'assurer que le Canada reste à la fine pointe de l'astronomie, l'Université de Victoria (UVic) travaille main dans la main avec des partenaires de l'industrie et l'Institut Herzberg d'astrophysique (IHA) au Conseil national de recherches du Canada. En attirant des experts en génie mécanique, en informatique, en physique et en astronomie, l'UVic et l'IHA veillent à ce que le Canada demeure un acteur de taille dans la recherche de réponses aux mystères de l'espace.

« C'est une course pour voir qui fera équipe avec pour mettre au point la prochaine génération de télescopes, a indiqué Colin Bradley, directeur de la recherche au laboratoire des systèmes et d'optique adaptative. À l'heure actuelle, c'est un peu comme les Nations Unies de la science, et le Canada fait figure de leader. »

La nouvelle installation au laboratoire expérimental de développement d'instruments en astrophysique de l'UVic aura des répercussions directes sur plusieurs des projets dans la mire des astronomes au Canada et ailleurs dans le monde. Parmi ces projets, mentionnons le télescope spatial James Webb (JWST), le réseau d'antennes couvrant un kilomètre carré (SKA), le grand réseau millimétrique d'Atacama (ALMA) et le très grand télescope optique (VLOT).

Victoria était un choix naturel pour l'installation : non seulement la capitale de la Colombie Britannique abrite la plus grande concentration d'astronomes par habitant au Canada, mais l'université locale offre également des possibilités d'études supérieures uniques au pays.

Partenaires

Le Centre for Integrated Genomics est un partenaire unique en son genre parmi les établissements actuels et leurs chercheurs. Il s'agit d'un projet conjoint de l'Université de la Colombie-Britannique et de la BC Cancer Agency qui associe les études génétiques, la biotechnologie et la recherche sur le cancer. Les chercheurs associés à ce centre font souvent partie en même temps du personnel d'universités, d'hôpitaux et d'établissements de recherche. Ce qu'ils ont en commun : tous recourent à la génomique pour accomplir des percées en médecine, dans le domaine de la recherche sur le cancer et dans d'autres domaines de la biologie. Beaucoup de ces chercheurs (un maximum de 600) travailleront dans le nouveau BC Cancer Research Centre, dont la construction a coûté 95 millions de dollars et qui ouvrira ses portes au début de 2005.

Ce centre a reçu une contribution financière de la Fondation canadienne pour l'innovation et du financement de contrepartie de la BC Cancer Research Foundation et du British Columbia's Knowledge Development Fund. Le Genome Sciences Centre, déjà en activité, occupera l'un des étages du nouvel édifice. Le Centre for Integrated Genomics constituera un lien virtuel entre des chercheurs associés au Genome Sciences Centre, au Vancouver Hospital, à la BC Cancer Agency, à l'Université de la Colombie-Britannique, à l'Université Simon Fraser et au BC Cancer Research Centre.

Le Genome Sciences Centre, qui est le plus grand laboratoire de génomique en son genre au Canada et le seul qui se consacre à la recherche sur le cancer au pays, attire plusieurs des meilleurs chercheurs du monde. « Comme nous faisons partie du BC Cancer Research Centre et de la BC Cancer Agency, dit le Dr Marco Marra, directeur du Michael Smith Genome Sciences Centre de la BC Cancer Agency, nous sommes en mesure de collaborer avec des scientifiques et des cliniciens de renommée internationale. Cette collaboration ainsi que le mandat exceptionnel de lutte contre le cancer chez toute la population de la Colombie-Britannique qui a été confié à la BC Cancer Agency nous permet d'intégrer l'information génomique et l'information en matière de diagnostic et de traitement. C'est ce qui nous donne un avantage si particulier. »