At times it's a very fine line that separates human and beast

La démarcation entre l'humain et la bête est quelquefois bien ténue

1 juillet 2002

En effet, les ressemblances entre ceux-ci sont souvent troublantes même si elles sont prédéterminées génétiquement et explicables scientifiquement. C'est ce qui a amené les chercheurs de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard (UPEI) à se préparer à étudier de plus près les rapports qui existent entre les humains et les autres animaux. En particulier, ils veulent se pencher sur l'un des liens qui pourraient exister entre les humains et les autres animaux : la maladie.

Le Collège vétérinaire de l'Atlantique de l'UPEI à Charlottetown accueille maintenant le nouveau Atlantic Centre for Comparative Biomedical Research, encore en voie de développement. Ce centre s'appuiera sur les compétences déjà impressionnantes de ce collège dans le domaine de la recherche biomédicale et de la recherche médicale comparatives-l'étude des phénomènes qui constituent un élément fondamental des maladies de toutes les espèces d'animaux. Il s'agit là d'un lien essentiel entre la recherche biomédicale fondamentale et la recherche clinique, dont l'objectif ultime est la mise au point de thérapies ou de stratégies de prévention des maladies affectant les humains et les animaux. Vu que les maladies des animaux constituent souvent un excellent modèle pour l'étude des maladies humaines et que les progrès dans le domaine des sciences vétérinaires sont souvent des applications des recherches médicales chez l'humain, les recherches poursuivies dans le nouveau centre pourraient mener à des découvertes spectaculaires.

Grâce au soutien en matière d'infrastructure de la FCI, l'UPEI est en train de construire de nouvelles installations de recherche qui accueilleront l'Atlantic Centre for Comparative Biomedical Research et ses chercheurs, qui seront dirigés par Catherine Chan. Le nouveau laboratoire de quatre étages sera relié au Collège vétérinaire de l'Atlantique et il disposera d'installations de pointe dans des domaines tels que la biologie moléculaire, la chirurgie animale, la microscopie et l'imagerie, la culture cellulaire, l'électrophysiologie et les études de comportement.

Les chercheurs de ce centre pensent que le moment est bien choisi pour faire reculer les frontières dans ce domaine de recherche biomédicale. Maintenant que l'on dispose d'animaux « faits sur mesure » dont la physiologie a été manipulée au moyen du génie génétique, la recherche biomédicale comparative est plus utile que jamais. En effet, cette recherche comparative est à la base de la recherche biomédicale qui a dans le passé jeté les bases de notre compréhension des processus intervenant dans les maladies humaines.

La nouvelle installation aidera l'UPEI à s'appuyer sur ses compétences actuelles dans le domaine de la recherche biomédicale comparative et elle permettra d'établir des synergies entre les chercheurs de l'UPEI et ceux d'autres universités du Canada atlantique qui effectuent de la recherche utilisant des animaux. Elle aidera aussi l'université à recruter et à conserver le personnel très qualifié dont elle aura besoin pour faire de la recherche à l'avenir dans des domaines tels que le métabolisme des médicaments, la biomécanique et les maladies liées à la dégénérescence nerveuse.