A new musical reality

Innovation dans le domaine musical

Improvisation en direct en ambiophonie
15 septembre 2010
Le professeur James Harley poursuit des
Zoom

Le professeur James Harley poursuit des expérimentations avec un nouveau système audio qui permet aux interprètes et aux compositeurs d'improviser en ambiophonie.

Imaginez un concert improvisé en direct en ambiophonie, à l’aide d’un ordinateur qui traite les sons des instruments et les diffuse sur huit enceintes en temps réel. Ce projet est devenu réalité grâce au nouveau studio de production audionumérique avancée et de performances de l’Université de Guelph. Les chercheurs-créateurs peuvent y mener des expérimentations et apprendre de nouvelles techniques liées à ce type de production, qu’on appelle « musique performative ».

James Harley, de la faculté des beaux-arts et de musique, s’adonne à la composition musicale depuis plusieurs années. Il s’intéresse à la recherche dans les domaines de l’improvisation, de l’expérimentation et de la technologie. Dans ce cadre il étudie actuellement de nouvelles manières d’intégrer le réalisme de l’ambiophonie aux spectacles et enregistrements en direct.

« Les sons du monde sont ambiophoniques, pose-t-il. C’est cette expérience que nous souhaitons reproduire pour nos auditeurs en studio ou en spectacle. »

Le professeur Harley a pour objectif de proposer au public une performance musicale à laquelle il n’aurait pas accès autrement, aussi bien sur le plan visuel que sonore. Au programme : manipulations en temps réel et ambiophonie improvisée.

En voici le principe. Des centaines de pistes audio sont créées ou enregistrées sur un ordinateur, puis diffusées au moyen de huit enceintes disposées dans le studio d’enregistrement ou le lieu de spectacle. Le musicien a accès à une console lui permettant de contrôler les sons qui sortent de l’ordinateur. Chaque son peut être modifié puis envoyé simultanément vers plusieurs enceintes, même lors d’un spectacle en direct. Avec la console et l’ordinateur, les instrumentistes peuvent également performer en ambiophonie.

Le chercheur prévoit intégrer des sons du milieu naturel à son travail (gazouillis d’oiseaux, vent qui souffle…). Il souhaite également collaborer avec des intervenants d’autres disciplines –informatique, génie et écologie acoustique, notamment. Ce travail pourrait mettre en relief des problèmes tels que la pollution sonore et mettre en valeur des habitats riches sur le plan acoustique mais en voie de disparition, comme les marécages et les forêts indigènes.

Participent également à ce projet Ellen Waterman, professeure de musique, flûtiste lors des enregistrements et des spectacles, et Randy Smith, technicien du son. En outre, le compositeur argentin Osvaldo Budòn effectuera une résidence créative au studio en mai prochain.

Les recherches menées par James Harley ont mérité l’aide financière du Fonds des leaders de la Fondation canadienne pour l'innovation. Cet appui a permis d’effectuer les rénovations nécessaires à l’aménagement de studios de musique dans le pavillon Axelrod de l’université et de procéder à l’acquisition de matériel d’enregistrement et de spectacle.