Fair play at the Paralympics

Esprit sportif aux Jeux paralympiques

Un chercheur financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) recueille des données pour évaluer la gravité des blessures à la moelle épinière afin d’égaliser les chances
11 mars 2014

Andrei Krassioukov découvre sa vocation dans les années 1980, à l’époque où, jeune médecin, il pratique dans les hôpitaux d’Estonie qui débordent de soldats blessés durant la guerre soviétique en Afghanistan. Désespérés, les jeunes hommes rapatriés du front ont cruellement besoin de soins médicaux, indique le Dr Krassioukov. C’est en traitant les soldats souffrant de traumatismes médullaires que le chercheur définit la mission de sa vie. « Ils sont confinés à leur lit, sans accès à un fauteuil roulant, dit-il. C’est là que s’opère le déclic. Je décide alors d’étudier les lésions de la moelle épinière. »

Aujourd’hui, Andrei Krassioukov est clinicien à l’ICORD, un établissement de Vancouver affilié à The University of British Columbia spécialisé dans l’étude des traumatismes médullaires. Le chercheur, qui examine la relation entre la colonne vertébrale et la santé cardiovasculaire, s’intéresse plus particulièrement à ces interactions chez les athlètes paralympiques. Les lésions de la moelle épinière ont une incidence non seulement sur la mobilité, mais aussi sur les fonctions internes. Des troubles tels que l’hypotension artérielle sont fréquents chez les personnes atteintes de ce type de handicap. Dans l’environnement hautement compétitif des Paralympiques, les athlètes ont parfois recours à des pratiques extrêmes – et interdites – pour augmenter leur tension artérielle avant une épreuve.

Aux Jeux paralympiques de Sotchi, le Dr Krassioukov est de retour dans sa Russie natale, non loin des hôpitaux estoniens où il a amorcé sa profession. Comme il l’a fait aux Jeux paralympiques précédents, il utilisera de l’équipement financé par la FCI pour tester plusieurs athlètes paralympiques atteints de lésions à la moelle épinière. Grâce aux données recueillies, le Comité international paralympique (CIP) mesurera dans quelle mesure la gravité d’un traumatisme médullaire se répercute sur le système cardiovasculaire. Le CIP disposera ainsi des éléments probants pour s’attaquer au problème de l’« hyperréflexie autonome » de la tension artérielle.

Cliquez ici pour lire un article sur les recherches menées par le Dr Krassioukov durant les Jeux paralympiques de Londres, en 2012. Cliquez sur la vidéo Skype ci-dessous pour visiter la clinique du Dr Krassioukov aux Jeux paralympiques 2014 de Sotchi. (Cette vidéo est disponible en anglais seulement.)

Mention de source de Matthew Murnaghan/Comité paralympique canadien