Building a more prosperous port of call

Développer un port d’escale plus prospère

Une étude sur la sédimentation dirigée par l’Université du Nouveau-Brunswick aidera à réduire les coûts et à stimuler le commerce au port de Saint John
23 mars 2012

En 2011, environ 70 navires transportant plus de 205 000 passagers et 77 000 membres d’équipage ont jeté l’ancre au port de Saint John, au Nouveau-Brunswick, injectant 30 millions de dollars dans l’économie locale. Il peut toutefois s’avérer difficile de manœuvrer des porte-conteneurs et des bateaux de croisière, aux dimensions toujours plus imposantes, pour accoster ou quitter le port, là où la rivière Saint-Jean et les marées de la baie de Fundy charrient d’importantes charges de sédiments. Or, assurer la fluidité de la circulation maritime entraîne des coûts exorbitants. De fait, procéder au dragage annuel de 450 000 mètres cubes de sédiments en moyenne coûte de 3 à 4,5 millions de dollars, ce qui représente près du tiers du budget d’exploitation annuel total du port.

Katy Haralampides dirige une équipe de l’Université du Nouveau-Brunswick et de l’Institut national de la recherche scientifique du Québec qui étudie la sédimentation, les courants et l’écologie du port afin de prédire avec plus d’exactitude le volume des sédiments déposés. Les chercheurs travaillent de concert avec les dirigeants du port pour élaborer des pratiques durables écologiques et plus économiques en vue de disposer des matériaux dragués. Les résultats de l’analyse serviront aussi aux opérateurs pour accoster leur navire en toute sécurité.