Silver lining

Bien placer son argent

14 juillet 2010

À l’époque du médecin grec Hippocrate, on savait déjà que l’argent avait des propriétés germicides. Dans le dernier quart du 20e siècle, les chercheurs ont voulu tirer profit de ces propriétés en intégrant de l’argent notamment aux pansements et bandages des brûlés. Mais les procédés étaient compliqués et les produits mis au point étaient coûteux.

Enfin, après quelque 10 ans de recherche, des chercheurs québécois viennent de breveter une méthode beaucoup plus économique ne nécessitant qu’une quantité infime de métal et convenant à tous les textiles.

Dominic Tessier et Olivier Vermeersch du Groupe CTT au Cégep de Saint-Hyacinthe ont été à l’initiative de ce projet. Dominic Tessier indique que le procédé est similaire à celui qui est utilisé pour fabriquer des matières antitaches pour les meubles et les tapis. Les tissus sont trempés dans une solution de polymères et de nanocristaux d’argent. Le chauffage des polymères permet l’adhésion d’une couche microscopique d’argent.

Au-delà des multiples utilisations médicales, d’autres applications inattendues ont vu le jour. Même les athlètes peuvent apprécier la découverte. En effet, comme l’argent tue les bactéries responsables des odeurs, les textiles du Groupe CTT font des merveilles dans les vêtements de sport.