Disappearing act

Avis de disparition

L'extinction des espèces progresse à un rythme sans précédent et le nouveau Beaty Biodiversity Centre offre l'espace pour l'élaboration de solutions pour lutter contre ce problème.
17 mars 2010

(Avec la permission du magazine Frontier, Université de la Colombie-Britannique)

À la fois lieu de découverte et d’apprentissage, le Beaty Biodiversity Centre occupe une position privilégiée pour protéger notre patrimoine naturel : il rassemble sous un même toit des chercheurs exceptionnels, des installations remarquables et le public dans le but de mieux comprendre et de juguler les menaces à la biodiversité.

Le nouveau centre est un complexe de 50 M $ qui abrite le Biodiversity Research Centre, une unité d’enseignement interdisciplinaire de l’UCB qui établit un lien entre plus de 50 scientifiques de réputation internationale spécialisés dans l’étude de la biodiversité. Leurs travaux portent sur les effets des changements climatiques, de la pollution, de la destruction des habitats et d’autres dangers pour la survie.

« Le centre de recherche est un nouveau carrefour où les chercheurs en biodiversité mettent en commun leurs découvertes. De cette façon, ils peuvent mieux comprendre l’actuelle diversité de la vie, les facteurs ayant influé sur son évolution et les risques auxquels font face aujourd’hui les espèces et les écosystèmes, explique la biologiste évolutionniste Sarah Otto, qui dirige le centre. Le jumelage du centre de recherche avec le Beaty Biodiversity Museum nous permet de rejoindre l’ensemble de la collectivité et de favoriser une meilleure appréciation de la biodiversité et de son importance pour notre bien-être. »

Le Beaty Biodiversity Museum héberge six collections uniques (voir l’encadré). Quand le musée ouvrira ses portes en 2010, il proposera au public des expositions, des laboratoires de découverte, des ressources pédagogiques et des présentations publiques qui lui permettront d’admirer les spectaculaires collections biologiques de l’UCB. Ces collections, qui regroupent plus de deux millions de spécimens de plantes, d’insectes, de poissons, de vertébrés, de champignons et de fossiles, retracent une étonnante histoire naturelle, tant locale que mondiale. Ainsi, elles renferment un spécimen de cyanobactéries fossilisées, le plus ancien vestige d’une forme de vie sur Terre, et les visiteurs seront en mesure de jeter un coup d’œil aux araignées sauteuses récemment découvertes en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

« C’est la première fois dans l’histoire de l’UCB que ces collections se retrouvent en un même lieu », indique Jeannette Whitton, professeure agrégée en botanique et directrice de l’Herbarium de l’UCB. Intégré au musée, cet herbier réunit le plus vaste assortiment au monde de plantes de Colombie-Britannique. « Grâce à l’approche interdisciplinaire [du Musée], l’UCB est très bien placée pour soutenir les efforts de recherche liés aux menaces à la biodiversité. »

La biodiversité mondiale s’appauvrit à une vitesse alarmante : selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, un oiseau sur huit, un conifère sur quatre et un amphibien sur trois seraient menacés d’extinction.

« Voici l’occasion de faire de nos collections un trésor public, ajoute Jeannette Whitton. Le public doit découvrir cette diversité de ses propres yeux pour comprendre l’importance de la protéger. »

Jeannette Whitton croit que le Beaty Biodiversity Museum peut jouer un rôle déterminant en facilitant les travaux des chercheurs en biodiversité à l’échelle mondiale. Régulièrement, des spécimens (autrefois conservés dans différents établissements du campus) sont prêtés à des scientifiques d’autres universités pour diverses activités de recherche, par exemple l’extraction de l’ADN d’une plante rare séché il y a cent ans. On utilise aussi des spécimens de référence pour identifier des produits de contrebande suspects saisis aux douanes.

De plus, les chercheurs de l’UCB collaborent à des partenariats de recherche nationaux et internationaux. L’Herbarium travaille actuellement avec d’autres établissements à la fusion des données des herbiers et collections d’insectes du Canada. Financé par la Fondation canadienne pour l’innovation, l’ambitieux projet Canadensys permettra aux décideurs d’avoir un accès sans précédent à des informations sur la biodiversité par le biais d’un portail Web.

Avec des membres engagés dans l’étude des enjeux locaux et mondiaux de la préservation de la biodiversité, le Beaty Biodiversity Centre témoigne de la volonté de l’UCB de promouvoir l’excellence de la recherche et de favoriser un dialogue au sein de la collectivité sur ces questions d’intérêt public.

Le Beaty Biodiversity Centre est financé principalement par la Fondation canadienne pour l’innovation, le gouvernement de la Colombie-Britannique et par un don de Ross et Trisha Beaty, anciens étudiants de l’UCB.

Le Beaty Biodiversity Centre

Le projet de 50 M $ abritera le Biodiversity Research Centre et le Beaty Biodiversity Museum.

Le Biodiversity Research Centre est une unité d’enseignement qui réunit plus de 50 scientifiques de réputation internationale spécialisés dans l’étude de la biodiversité. Les groupes de travail interdisciplinaires examinent les forces biologiques qui produisent et assurent la biodiversité, celles qui conduisent à son extinction de même que les conséquences de la disparition d’espèces à l’échelle locale et mondiale.

Le Beaty Biodiversity Museum est un nouveau musée public dont la mission consiste à promouvoir la compréhension et l’appréciation de la biodiversité et à permettre à l’ensemble de la population d’avoir accès aux recherches menées au Biodiversity Research Centre. L’établissement, qui ouvrira ses portes en 2010, présentera plus de deux millions de spécimens de plantes, d’insectes, de poissons, de coquillages, d’oiseaux, de mammifères et de fossiles.