La FCI anime un panel scientifique international sur l’Arctique

8 février 2016

OTTAWA (ONTARIO) – Des milliers de scientifiques et de férus des sciences se réuniront à Washington cette semaine pour la rencontre annuelle de l’American Association for the Advancement of Science, où la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) animera, le 12 février à 8 h, un panel intitulé : La recherche dans l’Arctique : un modèle de collaboration internationale responsable (Arctic research as a model for responsible international collaboration). Il s’agit de la première fois que la FCI organise un tel événement à cette rencontre annuelle, qui demeure le plus grand congrès de sciences générales au monde, réunissant des milliers de conférenciers de renom, de chercheurs, de décideurs, d’enseignants et de journalistes pour discuter de certains des enjeux scientifiques de l’heure.

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Le panel sera animé par l’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences du Canada. Il comportera des présentations et des discussions d’experts canadiens et internationaux de la recherche dans l’Arctique. Ceux-ci partageront leurs opinions sur les pratiques scientifiques durables exemplaires dans le Nord, les défis inhérents à la recherche dans cette région et les avantages d’une approche internationale de mise en commun des ressources – surtout de l’infrastructure de recherche – conjuguée au déploiement d’efforts diplomatiques auprès des pays circumpolaires et à la collaboration avec les populations autochtones. Ces experts, les voici :

Subséquemment, Erin Freeland Ballantyne, doyenne du Dechinta Centre for Research and Learning de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) parlera de sa réalité comme habitante du Nord sur les idées exprimées pendant le panel, puis s’ensuivra une période de questions des membres du public.

Tous les participants à la conférence peuvent participer au panel. Pour en savoir plus, y compris l’emplacement de l’activité, cliquez ici. Vous trouverez ci-dessous le résumé officiel du panel.

La recherche dans l’Arctique : un modèle de collaboration internationale responsable

L’Arctique. Une région extrêmement fragile et hostile, encore largement inexplorée, où tant reste à définir. Ses écosystèmes terrestres et marins recèlent un formidable potentiel : grâce à eux, nous arriverons à mieux comprendre certains phénomènes planétaires – changements climatiques, acidification des océans –, à répondre à nos besoins énergétiques futurs et à assurer la sécurité alimentaire d’une population mondiale croissante. Or, il nous est impossible de réaliser ce potentiel sans un effort sans précédent de la communauté scientifique mondiale, aucun pays ne disposant à lui seul des ressources géographiques, scientifiques ou financières nécessaires pour mener des explorations multidisciplinaires à grande échelle dans ce vaste territoire hostile. Pour que cet effort porte ses fruits, nous devrons nous pencher sur des questions scientifiques difficiles, nous doter d’une infrastructure de recherche d’envergure coûteuse, conclure des accords diplomatiques internationaux et collaborer avec les personnes natives de cette région. Comme trame de fond l’infrastructure de recherche comme clé du succès, les participants brosseront un tableau et débattront des éléments de la collaboration internationale qui débouchent sur une création de connaissances fructueuse et la pérennité de l’entreprise scientifique, des possibilités d’engagement issues du Galway Statement on Atlantic Ocean Cooperation, signé par l’Union européenne, les États-Unis et le Canada et des responsabilités incombant aux chercheurs, aux commanditaires de la recherche, aux gestionnaires d’infrastructures et aux décideurs afin que l’exploration scientifique se traduise par des résultats bénéfiques pour les populations nordiques, les pays arctiques et la planète tout entière.