Le budget fédéral injecte des fonds additionnels dans l'infrastructure de recherche

17 février 1999

« Compte tenu du succès évident remporté par la Fondation canadienne pour l'innovation et du rôle crucial qu'elle joue maintenant, nous lui accordons 200 millions de dollars de plus dans le cadre du présent budget. Grâce au partenariat, l'investissement fédéral dans la Fondation permettra d'injecter au total 2,5 milliards de dollars dans des installations et de l'équipement de première classe nécessaires pour susciter des découvertes d'importance, découvertes qui, à terme, ouvriront la porte à d'intéressantes perspectives commerciales et à des emplois. »

Le ministre des Finances, Paul Martin
Le discours du budget 1999
 


Le budget fédéral injecte des fonds additionnels dans l'infrastructure de recherche

Ottawa, le 17 février 1999 - «La recherche canadienne vient de franchir un cap important », a déclaré M. David Strangway, président-directeur général de la Fondation canadienne pour l'innovation, en réponse au budget fédéral présenté hier, et qui accroît de 200 millions de dollars la contribution du gouvernement à la Fondation. 

« La décision du gouvernement d'investir une somme additionnelle de 200 millions afin d'appuyer des projets d'infrastructure dans les universités, les collèges, les hôpitaux et les établissements de recherche au Canada signifie que davantage de chercheurs disposeront des équipements et installations dont ils ont besoin pour effectuer leurs travaux. Ceci représente un facteur clé pour assurer la croissance et la préservation de notre capital intellectuel », d'ajouter M. Strangway. 

La Fondation canadienne pour l'innovation a été établie en 1997 par le gouvernement fédéral, afin de répondre à un besoin pressant des chercheurs canadiens : l'accès à des infrastructures de recherche nouvelles et modernes. Dotée à l'origine d'un fonds de 800 millions de dollars en capital, la Fondation est un organisme indépendant et sans but lucratif qui effectue des investissements en partenariat avec tous les paliers de gouvernement, ainsi que les secteurs privé et bénévole. Ses principaux champs d'activité sont la santé, l'environnement, la science et le génie. 

Au début de l'été 1999, la Fondation aura investi près de 480 millions de dollars dans des projets d'infrastructure de R-D au Canada. Ajoutée à la participation financière des autres partenaires, cette somme représente des investissements totalisant 1,2 milliard de dollars. Les 200 millions de dollars additionnels annoncés dans le budget ont le potentiel de générer des contributions de l'ordre de 300 millions de dollars par les autres partenaires, pour de nouveaux investissements totalisant 500 millions de dollars. 

Comme le souligne Michael Smith, membre du conseil d'administration de la Fondation et prix Nobel (Chimie, 1993), «ces nouveaux fonds permettront à nos établissements d'offrir un environnement de travail qui nous aidera à conserver au Canada nos meilleurs chercheurs. Les établissements seront en outre mieux équipés pour former les jeunes Canadiens et Canadiennes qui devront relever les défis du prochain millénaire ». 

Le président de l'Association des universités et collèges du Canada, M. Robert Giroux, a également souligné l'importance de la recherche pour les Canadiens. « La recherche, telle qu'elle se pratique dans nos universités d'un océan à l'autre, a une influence profonde sur tous les aspects de nos vies. Plus grande sera notre capacité de recherche, meilleures seront les retombées. Ceci est essentiel, non seulement pour réussir notre transition vers l'économie du savoir, mais aussi pour nous permettre d'être concurrentiels sur les marchés mondiaux. » 

Depuis sa création, la Fondation a soutenu quelque 345 projets en collaboration avec d'autres partenaires. On compte notamment:

  • une soufflerie des plus modernes à l'Université du Québec à Chicoutimi afin d'étudier les effets du verglas sur les lignes électriques;
  • de l'équipement pour aider à la mise sur pied du Manitoba First Nations Centre for Health Research, un centre international d'excellence en santé pour les peuples autochtones;
  • du matériel informatique ultra-perfectionné afin de créer une nouvelle base nationale de données en santé et en environnement, à l'Université de Toronto;
  • de l'équipement spécialisé pour l'Environmental Quality Analysis Laboratory, à l'Université de Regina, où l'on s'intéresse à préserver la qualité de l'environnement dans les Prairies canadiennes;
  • de l'appareillage technique pour équiper le Tong Louie Living Laboratory à l'Université Simon Fraser, un centre de recherche unique en son genre qui vise à favoriser l'autonomie et la qualité de vie des personnes âgées et handicapées;
  • de l'équipement de laboratoire à l'Université Dalhousie, où l'on étudie la maladie polykistique des reins, la troisième cause d'insuffisance rénale en importance au Canada.