Alexandre et Benoît sont devenus de bons amis au collège Saint-Sacrement de Terrebonne, au Québec. Alexandre a toujours cherché à comprendre ce qu’on ne lui apprenait pas à l’école. Au contact d’un cousin ingénieur informaticien et par ses lectures, il s’est initié à la théorie de l’énergie libre, et donc quasi infinie. « L’énergie libre est le Saint-Graal de la physique, dit-il. Les plus grands génies l’ont cherchée désespérément. » C’est pour cela qu’il s’est tourné vers les étoiles, de véritables usines à énergie.
Benoît, lui, est plutôt attiré par les mathématiques, car « on y trouve, comme dans la nature, un mélange inimaginable de régularité et de chaos ». Pour lui, les mathématiques sont le point de départ de toutes les théories scientifiques et « elles sont d’une beauté qui donne le vertige ».
Mettant en commun leurs intérêts, ils ont inventé un jeu vidéo qu’ils ont baptisé Open Source Universal Matrix (OSUM), soit matrice universelle à code source ouvert. En se basant sur la loi de la gravitation de Newton et sur les équations de la fusion thermonucléaire, ils ont créé un indice de l’effondrement gravitationnel d’une étoile et ont aussi mis au point plusieurs équations pour estimer la durée de vie d’une étoile. Il suffit aux utilisateurs d’OSUM d’entrer les propriétés d’une nouvelle étoile dans le logiciel pour en suivre l’évolution totale.
Alexandre et Benoît fondent de grands espoirs dans l’OSUM. Non seulement leur invention leur a-t-elle permis de participer à la finale de l’Expo-sciences pancanadienne 2008 à Ottawa le printemps dernier, mais, comme le précise Benoît, le logiciel, qui permettrait aux chercheurs et astronomes amateurs de partager leurs connaissances sur les propriétés des étoiles, pourrait aussi devenir « un laboratoire virtuel pour les astrophysiciens ». Un ingénieur de l’Agence spatiale canadienne s’est intéressé à leur jeu, et l’École de technologie supérieure de Montréal, également séduite, songerait à héberger l’ OSUM sur l’un de ses puissants serveurs.
Selon Benoît, le calcul de la longévité d’une étoile et les observations faites au cours de sa vie pourraient contribuer au développement de l’énergie nucléaire et permettre aussi de mieux comprendre les cycles du Soleil, sur lesquels, ajoute-t-il, repose l’équilibre de notre écosystème.
En savoir plus :
La Semaine mondiale de l’espace se déroule du 4 au 10 octobre







