Vous êtes ici

Pour sonder le terrain
Lorsqu’est venu le temps pour une jeune entreprise de la Silicon Valley, Hospi Corporation, d’évaluer la durabilité de son nouveau dispositif médical, elle s’est tournée vers des chercheurs de la University of Guelph et leur « Robogut ». Financé en partie par la Fondation canadienne pour l’innovation, cet appareil, l’un des rares systèmes au monde capables de simuler le milieu digestif humain, est constitué d’un ensemble de flacons, de tubes et d’écrans de haute technologie qui simule le bas intestin et reproduit les billions de bactéries qui s’y trouvent. Hospi a mis au point une sonde rectale pour administrer des médicaments à des patients qui ne peuvent les prendre par voie orale. Déterminée à prendre une longueur d’avance sur ses concurrents, elle s’est employée à produire une sonde qui satisfait aux normes de fabrication courantes en matière de biocompatibilité et qui est le seul dispositif mis à l’essai dans la microflore intestinale humaine.
La sonde peut être utile, par exemple, aux patients traités par chimiothérapie qui souffrent de nausées et qui ne peuvent avaler des pilules. À la différence d’autres sondes à usage unique dont la pose requiert chaque fois une hospitalisation, celle de Hospi peut être insérée et laissée en place pour une administration en continu – comme on le fait pour une perfusion intraveineuse, mais à un coût très inférieur. Une fois commercialisé, le dispositif pourrait permettre aux systèmes de santé de réduire les taux de réadmission et d’économiser ainsi des millions de dollars, et il pourrait aussi améliorer les soins en fin de vie des aux patients qui recevraient leurs médicaments à la maison.
Hospi mettra à l’essai sa sonde dans le Robogut durant les prochains mois afin d’évaluer dans quelle mesure le plastique du dispositif résiste aux bactéries intestinales. Si la sonde obtient l’approbation réglementaire, elle devrait être disponible sur le marché dès 2014.





