Mot clé
Prev/Next
Établissement
Prev/Next
Sujet
Prev/Next
Recherche par:

Vous êtes ici

La cire d'abeille, c'est la santé

Le 2 février 2004

Mary Poppins croyait qu’un peu de sucre rendait les remèdes moins désagréables pour les enfants. Cependant, Jeremiah Hadwen a montré que les abeilles ont une meilleure idée.

Jeremiah, qui est en dixième année au Collège catholique Samuel-Genest, à Ottawa, étudie les possibilités inexploitées de l’un des ingrédients actifs de la cire d’abeille — substance que toute abeille connaît très bien. Cet ingrédient permet au corps de lutter contre des maladies comme le rhume.

En fait, les recherches de Jeremiah portent sur les propriétés médicinales de la propolis, substance résineuse que les abeilles extraient des plantes et dont elles se servent pour protéger leurs ruches des bactéries. Selon lui, il s’agit d’une sorte de colle qui les aide à combattre les infections dans la ruche.

Jeremiah a commencé officiellement ses travaux dans le cadre d’un projet scientifique scolaire en neuvième année, mais son intérêt pour cette question est né à la maison. Il voulait améliorer le goût de remèdes naturels qu’il devait prendre quand il était malade — des médicaments au goût repoussant tels que des capsules d’ail et de propolis. En plus de vouloir améliorer leur goût, il voulait les rendre plus efficaces.

À cette fin, Jeremiah a conçu un projet consistant à étudier plusieurs mixtures d’ail et de propolis. Il a mélangé diverses proportions de ces deux substances et y a ajouté un liquide insipide et divers aromatisants, puis il a congelé chacun de ces mélanges sous la forme de losanges. Jeremiah a mis ensuite les losanges en contact avec des échantillons de bactéries E. coli pour déterminer si ces médicaments étaient efficaces.

Il s’est avéré qu’un mélange de 75 pour cent de propolis et de 25 pour cent d’ail produisait la plus grande diminution des bactéries E. coli. Mais quelle en était la saveur ? Même après avoir ajouté à ses médicaments des extraits de miel et d’orange et d’autres additifs, Jeremiah dit qu’il n’a pas trouvé de mélange dont il aimait le goût.

La compilation de ces résultats lui a permis de monter un projet d’expo-sciences qui a remporté le premier prix à son école l’an dernier. Un mois plus tard, ce projet a remporté un prix à une expo-sciences régionale. Le mentor de Jeremiah, Frédéric Venne, qui assure la coordination des programmes scientifiques de son école, a été très heureux que Jeremiah gagne une cinquième place au concours régional de biotechnologie Aventis Pasteur, qui s’est déroulé en mai dernier, à Ottawa. Selon M. Venne, « Jeremiah était le seul élève de neuvième année qui participait à ce concours, tous les autres étant en douzième année. Nous sommes tous très fiers de lui. » Venne ajoute que cette expérience a aidé Jeremiah à remporter une médaille de bronze lors du concours national de la Fondation sciences jeunesse Canada, qui s’est déroulé à Calgary, tout juste deux semaines plus tard.

Avec toutes ces réalisations à son actif, Jeremiah est prêt à s’attaquer à son prochain défi. Cette fois, il veut mettre au point un meilleur masque facial pour prévenir les infections chez les personnes qui travaillent dans les hôpitaux.

Entre-temps, Jeremiah continue d’élargir ses horizons dans le cadre du programme d’études poussées en sciences de son école. Lisa Filion, l’un des professeurs chargés de ce programme, dit que Jeremiah est bien préparé pour profiter d’une innovation l’an prochain. Pendant la même année scolaire, il suivra les cours de chimie de onzième et de douzième année de façon à pouvoir prendre un cours spécial de biotechnologie lors de sa dernière année d’études secondaires.
Selon Mme Filion, en plus d’être doué pour les sciences, Jeremiah joue de la trompette et est devenu un excellent coureur de fond. Et avant tout, dit-elle, il est sociable, ouvert et affable. « Il a beaucoup de cœur et il est très persévérant dans tout ce qu’il entreprend. »