Mot clé
Prev/Next
Établissement
Prev/Next
Sujet
Prev/Next
Recherche par:

Vous êtes ici

Jouer avec le feu

Un ingénieur de l'Université Carleton tente d'empêcher les bâtiments de s'envoler en fumée
Le 26 août 2010
Mise à l’essai des portes du Parlement aux
Zoom

Mise à l’essai des portes du Parlement aux Fire Research Facility à Almonte en Ontario.
Conseil national de recherches Canada

Le feu, l’une des forces les plus puissantes de la nature, ne revêt pas la même signification pour tous. Pour certains, il s’agit d’un instrument de destruction ainsi qu’un sujet d’inquiétude. Pour d’autres, le feu représente le moyen de se réchauffer quand le froid sévit ou évoque tout simplement une manière agréable de griller des guimauves.

George Hadjisophocleous, professeur de génie civil à l’Université Carleton, lui, joue avec le feu au quotidien.

En effet, à titre de titulaire de la chaire de recherche industrielle en sécurité-incendie, créée grâce au financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et de FPInnovations, George Hadjisophocleous mène de brûlantes expériences – en effectuant des simulations sur ordinateur ou en étudiant des cas réels – pour aider les architectes à améliorer la sécurité-incendie.

Ses recherches portent à la fois sur les aspects techniques et humains. À l’aide de modèles informatiques, George Hadjisophocleous tente de prévoir comment se développent les incendies et comment se propage la fumée dans les bâtiments. Il essaie aussi d’anticiper ce qui arrive aux immeubles de bois à charpente légère au cours d’un incendie.

« Les gens veulent se sentir en sécurité chez eux, affirme le professeur. Mais ce n’est pas très réconfortant de savoir qu’à cause du feu, des personnes meurent pendant leur sommeil, dans leur propre résidence. »

Pour mener ses expériences, George Hadjisophocleous peut également compter sur les installations de recherche en incendie d’Almonte, en Ontario, construites au coût de 10 millions de dollars. Celles-ci ont vu le jour grâce à la participation financière de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et du Fonds ontarien pour l’innovation.

« Ces installations nous permettent d’entreprendre des projets de recherche qui, autrement, auraient été impossibles à réaliser, explique le chercheur. Elles jouent donc un rôle très important dans notre programme de génie en sécurité-incendie. »

Ces installations servent actuellement à mener des expériences à échelle réelle sur les incendies qui surviennent dans des bâtiments et des tunnels et sur l’efficacité des systèmes de détection et d’extinction des feux.

De récents travaux s’étaient penchés sur le comportement des liaisons en bois massif en cas d’incendie. Les résultats ont permis de mettre au point des méthodes de calcul simples : les architectes peuvent maintenant y recourir pour que les liaisons utilisées dans la construction d’immeubles répondent aux critères de prévention des incendies du Code national du bâtiment du Canada.

Bientôt, les installations serviront également à des recherches effectuées dans le cadre du Réseau stratégique du CRSNG sur les produits du bois et les systèmes de construction novateurs.

L’objectif principal de ce réseau récemment mis sur pied est d’augmenter l’utilisation des produits dérivés du bois dans les bâtiments de hauteur moyenne et les édifices non résidentiels au Canada. On vise aussi une hausse de leur utilisation sur les marchés outre mer.

« Le feu est l’un des facteurs qui nuisent à une popularité plus grande du bois dans la construction de bâtiments, affirme George Hadjisophocleous. Le bois est un matériau de construction durable et ses propriétés le rendent attirant pour l’industrie du bâtiment. Nos recherches contribueront à concevoir et à construire des bâtiments de bois résistants aux incendies. »