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Envoyer le labo

Le 30 juin 2010

Chef de file dans l’étude de l’impact des océans sur la santé humaine, l’épidémiologiste Éric Dewailly de l’Université Laval a passé une grande partie de sa carrière à recueillir des échantillons dans des régions éloignées puis à les envoyer à un laboratoire à des fins d’analyse. Depuis sept ans, toutefois, l’équipe de recherche multidisciplinaire qu’il dirige fait précisément l’inverse. On envoie maintenant le labo là où se trouvent les échantillons.

Éric Dewailly décrit le laboratoire mobile Atlantis comme « un outil performant et adaptable pour les études sur l’environnement et sur la santé environnementale ». Le laboratoire est constitué de six modules de 2,4 x 6 m – trois sont destinés aux expériences chimiques, toxicologiques et microbiologiques et les trois autres abritent des quartiers de vie, des services d’électricité et un entrepôt –, tous regroupés sous une vaste structure ressemblant à une tente. On peut transporter le labo par camion, par avion ou par bateau.

Construit au coût d’environ 2,5 M$, le laboratoire Atlantis est en service depuis 2003. Il a été utilisé pour des recherches sur le terrain et des analyses dans des régions reculées de l’Arctique canadien et des Caraïbes. Actuellement, Éric Dewailly et des équipes de techniciens recrutés localement étudient la contamination microbienne des eaux de pluie recueillies pour la consommation humaine dans 15 pays des Caraïbes afin d’évaluer l’exposition aux pesticides et de mesurer l’incidence de la gastroentérite d’origine alimentaire ou hydrique.

Auparavant, le chercheur a mené d’autres projets de recherche où il a analysé les métaux lourds et les organochlorés dans les collectivités autochtones vivant sur les rives de la baie James et dans la région du Nunavik, dans le Nord du Québec. Les résultats obtenus ont contribué à l’élaboration de meilleures politiques de santé publique à l’échelle locale, nationale et internationale. On avait, par exemple, associé un fort taux de plomb chez les enfants à la consommation de viande contaminée par la grenaille des cartouches au plomb; l’interdiction de ce type de munitions a permis de réduire l’exposition.