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Au cœur du problème

De la télé à la réalité : Lia D'Abate s'engage dans la recherche en cardiologie
Le 22 mai 2007
Il est difficile d’imaginer une enfant d’âge préscolaire regarder Urgences (ER, en anglais), tous les jeudis soir, mais il est encore plus difficile de concevoir que cette enfant soit réellement fascinée par ce drame médical. Lia D’Abate affirme cependant que cette émission de télévision a capté son attention alors qu’elle n’avait que quatre ans. « Je peux dire en toute certitude que c’est la télévision qui m’a donné le goût de la science, explique Lia. Et c’est grâce à George Clooney ! »
 

Douze ans après qu’Hollywood eut donné à Lia la piqûre de la médecine, l’adolescente apporte sa propre contribution aux recherches dans le domaine médical. Bien que de nombreuses années la séparent encore de l’obtention d’un diplôme en médecine, la jeune femme de 16 ans a déjà commencé à mener des recherches dans le domaine cardiovasculaire.

Lia a été séduite par ce domaine de recherche, consciente que la santé du cœur est d’une importance capitale. « Après le cerveau, le cœur est l’organe le plus important », dit-elle.

Voilà pourquoi Lia a décidé d’effectuer des recherches sur la chimie de l’hypertension pour un projet d’Expo-sciences de la deuxième année du secondaire. Elle a travaillé avec le Dr Ramin Zargham de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, qui l’a aidée à concevoir une étude qui permettrait de déterminer si un récepteur cellulaire (appelé « intégrine alpha-8 ») amène un facteur de croissance (connu sous le nom d’« angiotensine II ») à augmenter la pression sanguine dans les vaisseaux. Pour vérifier son hypothèse, Lia a bloqué l’action du gène responsable de l’activation de l’intégrine alpha-8. Elle a découvert qu’en l’absence de ce récepteur cellulaire, l’angiotensine II risquait moins de causer l’hypertension.

Les recherches de Lia pourraient mener à l’amélioration des traitements de l’hypertension, une affection dont sont atteints environ cinq millions d’adultes au Canada. Grâce à son travail, elle a mérité de nombreux prix ainsi qu’une place au sein de l’équipe Canada 2006 de la Fondation sciences jeunesse Canada, une équipe de jeunes innovateurs qui ont représenté le pays à Indianapolis, en Indiana (États-Unis), en mai dernier. Peter Judson, le professeur de sciences préféré de Lia, attribue la réussite de cette dernière à sa persévérance, à sa motivation et à sa capacité de voir autant l’ensemble que les menus détails d’un problème, ce qui est rare chez une personne de son âge.

La passion de Lia l’a amenée, cette année, à travailler en collaboration avec le Dr Éric Rhéaume de l’Institut de cardiologie de Montréal. Dans le cadre de son projet d’Expo-sciences de la troisième année du secondaire, elle mène des recherches pour savoir si les cellules souches de la moelle osseuse participent au processus de réparation des tissus du cœur.

Il est clair que cette adolescente éveillée et enthousiaste est déterminée à élucider les mystères du cœur. C’est pourquoi elle souhaite obtenir un doctorat en médecine et en recherche cardiovasculaire. La persévérance et l’ambition de Lia la conduiront sans doute à jouer un rôle important dans l’amélioration de la santé cardiaque des générations à venir.

Pour en savoir plus

Visitez le site Web de la Fondation des maladies du cœur.