À l’échelle mondiale, on estime à 26 000 le nombre de personnes – dont beaucoup de civils – qui sont tuées et mutilées chaque année par des mines terrestres, souvent longtemps après la fin des hostilités dans leur pays. Tragiquement, les prothèses de pied pour les amputés des pays en développement sont non seulement chères, mais elles sont souvent rigides et difficiles à porter, et elles se détériorent rapidement dans des conditions dures.
Toutefois, une équipe de recherche internationale dirigée par Tim Bryant, ingénieur en mécanique de l’Université Queen’s, a conçu conjointement avec l’inventeur Rob Gabourie et le partenaire commercial DuPont Canada une nouvelle prothèse qui est actuellement mise à l’essai sur le terrain, en collaboration avec des spécialistes de l’Université Don Bosco au Salvador.
Ce nouveau pied biomécanique est confortable, suffisamment flexible pour qu’on puisse l’utiliser en terrain montagneux et réglable. Son revêtement durable en plastique peut facilement être adapté localement à la pointure de chaussure de l’utilisateur. Mais surtout, la nouvelle prothèse coûte une fraction du modèle traditionnel – une bonne nouvelle pour les centaines de milliers d’amputés vivant dans des pays déchirés par la guerre comme le Cambodge et l’Afghanistan.






