Yves Melanson
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Virage technologique pour la vinification à l’Université de la Colombie-Britannique
Vancouver, BC, le 12 juillet 2012 – Pendant des siècles, les gens ont fait le vin en foulant les raisins de leurs pieds nus. Aujourd’hui, l’art de la vinification prend le virage technologique au Wine Research Centre de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).
Avez-vous déjà eu un mal de tête ou une éruption cutanée après un seul verre de vin? Un inoffensif verre de merlot ou de shiraz vous a-t-il déjà donné la gueule de bois? Si c’est le cas, vous faites peut-être partie des 30 pour cent de la population souffrant d’allergies aux composés présents dans quelques-uns des vins les plus populaires au monde.

Le professeur Hennie van Vuuren, directeur du Wine Research Centre. Photo prise par Martin Dee à l'Université de la Colombie-Britannique.
Une équipe de chercheurs du Wine Research Centre de l’UBC – financée par le gouvernement du Canada par l’entremise de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) – se penche sur la réaction allergique de certaines personnes au vin. L’équipe a créé une souche de levure prévenant les réponses allergiques et qui produit un vin hypoallergique que tous peuvent consommer. Cette levure est maintenant utilisée dans certains des vins millésimés les plus connus produits au Canada et aux États-Unis.
« Les investissements dans la science et les installations de pointe procurent à l’industrie vinicole canadienne un avantage concurrentiel dans un marché mondial très compétitif, déclare l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État (Sciences et Technologie). D’autres secteurs au pays, comme la foresterie et l’agroalimentaire, bénéficient également de ce type de croissance axée sur la recherche. »
Les vins de Colombie-Britannique sont en grande partie consommés au pays. Grâce aux travaux du professeur van Vuuren et de son équipe, les vins canadiens pourront davantage rivaliser avec les plus prestigieuses étiquettes internationales.
« L’expertise scientifique de pointe représente un atout important pour les vinificateurs, indique le professeur Hennie van Vuuren, directeur du Wine Research Centre. Nous visons à aider cette importante industrie à demeurer concurrentielle. »
Les chercheurs de l’UBC font également appel à la génétique pour revitaliser les pratiques ancestrales de vinification. L’un des cépages les plus largement cultivés dans le monde, le chardonnay est à la base de l’industrie vinicole en Colombie-Britannique. Toutefois, peu de producteurs de vin connaissent la variété exacte de chardonnay qu’ils plantent chaque année. Le professeur espère leur apporter une solution en séquençant le génome de plusieurs variétés de ce cépage. Avec la bonne information génétique, les producteurs pourront prendre des décisions plus éclairées sur la variété à planter, contribuant ainsi à augmenter la productivité de leurs vignobles.
Créée en 1997 par le gouvernement du Canada, la FCI investit dans des projets qui renforcent la capacité des chercheurs canadiens à mener des activités de recherche de calibre mondial. Le budget fédéral de 2012 a octroyé la somme de 500 millions de dollars à la FCI afin qu’elle puisse continuer à investir dans des installations et de l’équipement de recherche de pointe partout au pays.
L’investissement de la FCI permet aux universités, aux collèges, aux hôpitaux de recherche et aux établissements de recherche à but non lucratif d’attirer les meilleurs chercheurs au monde, de former la prochaine génération de scientifiques, d’appuyer l’innovation dans le secteur privé et de créer des emplois de qualité qui renforcent l’économie du Canada.
Veuillez visiter innovation.ca pour en savoir plus sur le UBC Wine Research Centre.