Vous êtes ici

Biographie - Catherine Richards

Catherine Richards, artiste visuelle, applique à ses œuvres d’art des technologies anciennes et nouvelles. Le Conseil des Arts du Canada lui a décerné le Prix Petro-Canada en arts médiatiques (1993) pour son œuvre Spectral Bodies, dans laquelle elle a employé la technologie de la réalité virtuelle, comme exemple « exceptionnel et innovateur de l’emploi de nouvelles technologies dans les arts médiatiques ». Elle a reçu une bourse du Centre canadien des arts visuels (1993 à 1994) au Musée des Beaux-arts du Canada. En outre, elle était codirectrice de BIOAPPARATUS, un colloque résidentiel interdisciplinaire sur l’art, l’intimité et les nouvelles technologies offert au Banff Centre for the Arts (la Conférence canadienne des arts, Prix Corel, 1992).

En 1991, Richards a créé Spectral Bodies au département de l’informatique de l’Université de l’Alberta et au Banff Centre for the Arts en utilisant le premier système de réalité virtuelle au Canada. En 1993, son installation interactive, Virtual Body, a été commandée et exposée à l’exposition Antwerp 93 Festival en Belgique ainsi qu’aux expositions suivantes : « Teckno Viscera », à l’Institute of Modern Art à Brisbane, Australie; « The Body Obsolete », à la SAW Gallery, Ottawa, en janvier 1994; et à « Arte Virtual » à Madrid, Espagne. Cette œuvre a reçu une mention honorable à l’ARS Electronica 94 et a été exposée au « 15 Years of ARS Electronica » à la Landesgalerie, Musée d’art contemporain à Linz, Autriche, en 1994 ainsi qu’au Symposium International des Arts Électroniques (ISEA) à Helsinki, Finlande au cours de la même année.

Son œuvre Curiosity Cabinet at the end of the Millennium a été commandée pour l’exposition intitulée « Self Determination / Body Politic », au Gemeentenmuseum à Arnhem, aux Pays-Bas, en 1995, et exposée à l’ISEA tenu à Montréal au cours de la même année; l’œuvre a été présentée à « Aurora », à l’Interaccess à Toronto en 1998 ainsi qu’à la Dunlop Gallery à Regina en 1999. En 1996, Richards a été la première artiste en résidence au Musée des Beaux-arts du Canada. Le Musée avait commandé, en juillet 1997, son œuvre de nouveaux médias Charged Hearts (Cœurs électrisés), qui a été présentée depuis, à la Power Plant Gallery au Harbourfront Centre à Toronto en 1998; à la Walter Phillips Gallery au Banff Centre for the Arts, 1998; à l’Université Wayne State à Détroit; à la Dunlop Gallery à Regina en 1999; et à la Dalhousie Art Gallery à Halifax en 2000. Trois nouvelles œuvres qui font partie de l’exposition intitulée « Excitable Tissues » (Tissus excitables) ont été exposées à la Ottawa Art Gallery en 2000 : « I was scared to death / I could have died of joy » (J'étais mort(e) de peur/j'aurai pu mourir de joie); Shroud / Chrysalis; Method and Apparatus for Finding Love.

Les organismes suivants ont généreusement soutenu les œuvres de Richards : le département des Arts médiatiques du Conseil des Arts du Canada, le Fonds du nouveau millénaire du Conseil des Arts du Canada, le Musée des Beaux-arts du Canada, la Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie, le Conseil national de recherches du Canada, le Conseil des arts de l’Ontario, le Banff Centre for the Arts, le Fonds universitaire d’aide à la recherche de l’Université d’Ottawa. L'artiste reconnaît également la précieuse collaboration de scientifiques individuels.

Elle a été conférencière à des conférences telles que : « Virtual Reality » à Culture, Technology and Creativity, à Londres, Angleterre en 1991; Japan ’92, The Third Video Festival à Tokyo; « Towards the Aesthetics of the Future » à l’Institute of Contemporary Arts (ICA) et The British Arts Council (BAC), à Londres, Angleterre, en 1993; « Deuxième rencontres internationales art cinéma/art vidéo/art ordinateur » à la Vidéothèque de Paris en 1994; Cyberconf 94, à l’ISEA, en Finlande en 1994; « New Technology, Art and Gender » à l’ICA et au BAC à Londres, Angleterre, en 1994; « Ideology of Interactivity: freedom, choice and creativity », au Symposium international des Arts Électroniques à Montréal en 1995; « Flesh Eating Technologies », New Media Art and the Body, au Banff Centre for the Arts, 1998; College Art Association Conference (CAA), à Toronto en 1998; la table ronde « Des Souris et des œuvres » à l’Université du Québec à Montréal, 1999; « Cartographies », The General Assembly on New Media Art; Towards a Definition of New Media Art; Canadian Cartography (ISEA), Montréal, 1999; « Curating New Media » Symposium, Ottawa Art Gallery, Ottawa, 2001; « Creativity and Innovation, New Collaboration Between the Arts and Sciences », au Conseil national des recherches du Canada, 2002.

Elle a également rédigé des articles, y compris : « Virtual Bodies, What a Blow that Phantom Gave Me » publié dans le catalogue des arts médiatiques Angles of Incidence, Banff Centre for the Arts, 1993, et republié en Europe en français et en espagnol, et dans Public 11: Throughput, Toronto, hiver 1995, ainsi que dans Public 19/20: Lexicon: 20th Century AD, en 2000. « Virtual Reality, It’s Deja Vu All Over Again » a paru dans Canadatext(e), Semiotext(e), New York, 1994. « A Letter on Fungal Intimacy: Art, New Media and the Feminist Tropes » a été publié dans Fractal Dreams: New Media in Social Context, s. la dir. de Jon Dovy, Lawrence Wishart Ltd., Londres, 1995, et révisé dans Clicking In: Hot Links to a Digital Culture, s. la dir. de Lyn Hershman, Bay Press, San Francisco, 1996; « Excitable Tissues » dans Flesh Eating Technologies, à paraître, Banff Press and Semiotext, New York.

Des critiques de ses œuvres ont paru dans : « Catherine Richards, Excitable Tissues », publié par la Ottawa Art Gallery (à paraître), comprenant des articles par la Pre Frances Dyson (UC Davis), par la Pre Katherine Hayles (UCLA), et par Dot Tuer (OCAD); Art and Feminism, s. la dir. de Helena Rickett et Peggy Phelan, London, Phaidon Press Ltd., 2001; dans le catalogue Engaging the Virtual, Dalhousie Art Gallery, Halifax, 2000; par la Pre Kim Sawchuk, Reviews : « Catherine Richards », Musée des Beaux-arts du Canada, Ottawa, du 10 juillet au 14 septembre; Parachute, janvier à mars, 1998 (Canada); « Charged Heavens » par Frances Dyson dans World Art, septembre 1996 (É.-U.); « Embodied Virtuality : Or How to Put Bodies Back in the Picture » par Katherine Hayles dans Immersed in Technology : Art and Virtual Environments, Cambride, MIT Press, 1995; par Marie-Luise Angerer, « alt.feminism/alt.sex/alt.identity/alt.theory/alt.art » dans Springer, juin 1995 (Autriche); par Kate Davies, « art and gender on the net » dans World Art, no 2, 1995 (É.-U.); Erica Humato, « Excavation Area, A Virtual Gallery of Archeological Art », InterCommunication, 1995 (Japon).

Catherine Richards est l’une des premiers récipiendaires du Programme Artistes en résidence et recherche (ARTRE) de deux ans établi conjointement par le Conseil des Arts du Canada et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Elle poursuivra ses recherches en collaboration avec l’Institut de Technologie de l’information à Ottawa en 2003.

À l’heure actuelle, Richards est professeure agrégée au département des arts visuels à l’Université d’Ottawa.

Share/Save